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SCHIZOPHRÉNIE: Une question aussi de récepteur nicotinique

Actualité publiée il y a 6 années 2 mois 2 semaines
PNAS

Une protéine clé, de la famille des récepteurs nicotiniques, permettant la création des images mentales qui font la capacité cognitive, vient d’être identifiée par cette étude de la Yale. Des conclusions présentées dans les Actes de l’Académie des Sciences qui permettent d’expliquer la désorganisation cognitive dans la schizophrénie, pourquoi la majorité des personnes schizophrènes sont fumeuses et qui confirment l’espoir de nouveaux médicaments stimulant ce récepteur.

La mémoire de travail dépend du bon fonctionnement d'un réseau spécifique de cellules cérébrales, en forme de pyramide, situé dans le cortex préfrontal, la région cérébrale clé de la pensée chez les humains. Pour garder une information à l'esprit, ces cellules pyramidales doivent se stimuler les unes les autres via un groupe spécial de récepteurs. L'équipe de Yale montre que cette stimulation nécessite que l'acétylcholine, un neurotransmetteur, active une protéine clé, le récepteur nicotinique alpha7 - de la famille des récepteurs nicotiniques -.


Acétylcholine + récepteurs nicotiniques alpha-7 : L'acétylcholine est libérée dans le cerveau pendant les périodes de veille et permet aux circuits du cortex préfrontal de se mettre « en ordre de marche » au réveil, pour nous permettre d'accomplir des tâches mentales complexes. Un processus qui pourra être renforcé par la caféine, qui augmente la libération d'acétylcholine. Quant aux récepteurs nicotiniques alpha-7, ils sont activés par la nicotine, ce qui peut contribuer à expliquer pourquoi le tabagisme peut stimuler les fonctions d'attention et de concentration dans le cortex préfrontal.

Des récepteurs nicotiniques alpha-7 qui se trouvent génétiquement modifiés dans la schizophrénie, un trouble qui se manifeste par la désorganisation de la pensée. «Ces réseaux du cortex préfrontal nous permettent de former et de maintenir des pensées cohérentes, un processus qui est altérée dans la schizophrénie», explique Amy Arnsten, professeur de neurobiologie à l'Institut Kavli et co-auteur de l'étude. « Une grande majorité de personnes schizophrènes vont fumer, ce qui est logique, car la stimulation des récepteurs nicotiniques alpha7 leur permet de renforcer leurs capacités mentales et de réduire leurs troubles cognitifs ».

Ainsi, les nouveaux médicaments qui stimulent les récepteurs nicotiniques alpha-7 semblent prometteurs pour le traitement des troubles cognitifs.

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