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Carence en OMEGA 3, risque de dépression

Actualité publiée il y a 9 années 8 mois 3 jours
PLoS One

Selon ces nouvelles données, le risque de dépression serait aussi associé à certains facteurs nutritionnels. Cette nouvelle étude qui valide l’association entre consommation de ces acides gras trans, présents en forte quantité dans la « junk food » et risque de dépression et, d’autre part, un léger bénéfice des acides gras polyinsaturés d'origine naturelle, comme l’huile d’olive, sur le moral suggère que maladies cardiovasculaires et dépression peuvent partager des facteurs nutritionnels communs. Des conclusions publiées dans l’édition en ligne du 26 janvier de la revue PLoS One.

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Ces chercheurs espagnols de University of Las Palmas de Gran Canaria (Espagne) expliquent qu'il y avait pénurie d'études longitudinales sur l'association entre la consommation excessive d'acides gras trans ou de graisses saturées présents dans les aliments de fast food ou produits de manière industrielle et le risque de dépression. Idem sur l'association entre alimentation riche en acides gras polyinsaturés d'origine naturelle (huile d'olive) et effet protecteur sur le risque de déprime.


Le Dr Almudena Sánchez-Villegas, professeur agrégé de médecine préventive a suivi, à partir de 1999, 12.059 volontaires durant une moyenne de six ans, dans le cadre de l'étude cohorte SUN (Seguimiento Universidad de Navarra), par questionnaires envoyés tous les deux ans. L'âge moyen des participants au début de l'étude était de 37,5 ans. Ces questionnaires portant sur 136 aliments ont évalué la fréquence et le volume de consommation d'acides gras (acides gras saturés, poly-insaturés, mono-insaturés, et trans), ainsi que des graisses culinaires telles que l'huile d'olive, huiles de grains, beurre et margarine. Puis les cas de dépression déclarés rapportés durant le suivi de l'étude.

Au cours du suivi (médiane: 6,1 années), 657 nouveaux cas de dépression ont été identifiés. HR multivariable des variations (95% CI) pour l'incidence de dépression entre les quintiles successifs de consommation d'acides gras trans ont été: 1 (ref), 1.08 (0.82 à 1.43), 1.17 (0.88 à 1.53), 1.28 (0,97 à 1,68), 1,42 (1.09- 1,84) avec une relation dose-réponse significative (p pour la tendance = 0,003). En conclusion, plus la consommation d'AFT est élevée, plus le risque de dépression est augmenté. D'autre part, une relation inverse et significative « dose-réponse » a été obtenue pour les acides gras mono-insaturés (AGMI) (p pour la tendance = 0,05) et Acides gras polyinsaturés (AGPI) (p pour la tendance = 0,03) d'admission.

Conclusion : Il existe bien une association entre consommation de ces acides gras trans, présents en forte quantité dans la « junk food » et risque de dépression et un léger bénéfice des acides gras polyinsaturés d'origine naturelle sur le moral. Ces résultats suggèrent donc que les maladies cardiovasculaires et la dépression peuvent partager des facteurs nutritionnels communs liés à la de consommation de certains types matières grasses.

Mais n'est-ce pas, dans l'autre sens, la déprime qui pousse à une mauvaise nutrition ?