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COMA: Une activité cérébrale au-delà de l'électroencéphalogramme plat

Actualité publiée il y a 6 années 2 mois 3 semaines
PLoS ONE

Ces chercheurs de l’Université de Montréal (UdM) l’ont baptisée « Complexes Nu » et c’est une onde d’activité cérébrale, observée, au-delà de l'électroencéphalogramme plat, chez un patient dans le coma. Lorsque les chercheurs analysent ce phénomène sur des chats, plongés dans le coma, ils confirment la présence d'oscillations engendrées dans l'hippocampe et qui se répercutent dans le cortex. Ces conclusions, publiées dans la revue PLoS ONE, confirment l’existence d’un système de neuroprotection destiné à maintenir le cerveau pour lui permettre, le cas échéant de mieux récupérer.

Une étude de l'Inserm, publiée dans les PNAS avait montré que la connectivité cérébrale globale est conservée chez les patients dans le coma mais est réorganisée au niveau local, certaines zones étant plus fortement connectées chez les patients dans le coma. Une autre étude publiée dans le Lancet avait montré la persistance d'un « petit » niveau de conscience chez certains patients « en état végétatif ».


Au départ, c'est un chercheur du Centre médical Reine-Marie (Roumanie) qui avait observé des phénomènes inexplicables sur l'électroencéphalogramme d'un de ses patients dans le coma. L'équipe de l'UdM a pu alors constater une activité cérébrale, « méconnue jusqu'alors », précise Florin Amzica, professeur à la Faculté de médecine dentaire de l'UdeM et directeur de l'étude. Ils ont baptisée cette activité « complexes Nu » (de la lettre grecque).

Afin de vérifier ces observations, les chercheurs ont plongé des chats dans un coma extrêmement profond, mais réversible, au-delà de de l'électroencéphalogramme plat, qui correspond à l'absence d'activité du cortex. Chez 100 % des chats, ils observent des oscillations engendrées dans l'hippocampe qui se répercutent dans le cortex, suggérant une activité identique à celle constatée chez le patient.

Le cerveau a sa neuro-protection ou le potentiel thérapeutique, en cas de coma, de rester suffisamment actif pour ne pas « s'atrophier » avec le temps. C'est ensuite une nouvelle preuve de la capacité du cerveau, en préservant l'intégrité de ses structures nerveuses, à survivre à un coma profond et à poursuivre l'envoi de signaux, de l'hippocampe au cortex.

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