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CRISE CARDIAQUE: Mieux vaut ne pas la faire à l'hôpital

Actualité publiée il y a 5 années 11 mois 2 semaines
JAMA

Les efforts de prise en charge se sont principalement portés, jusque-là, vers les patients victimes d’infarctus du myocarde en dehors du milieu hospitalier et sur leur prise en charge jusqu'à l'hôpital, commentent ces chercheurs américains, de l'Université de Caroline du Nord, Chapel Hill. Leur étude conclut aujourd’hui à un taux de décès très supérieur en effet, lorsque la crise cardiaque survient alors que le patient est déjà...à l'hôpital. En synthèse, il ne vaut mieux pas être déjà hospitalisé, pour une autre raison, en cas de survenue d’infarctus. Conclusions publiées dans le JAMA.

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En cas de crise cardiaque avec élévation du segment ST -lorsque l'artère coronaire est totalement obstruée par un caillot- l'objectif principal du traitement initial est de rétablir en urgence la circulation sanguine (reperfusion) par intervention coronarienne percutanée (ICP, ou angioplastie avec dans certains cas pose d'un stent) ou par l'administration de médicaments permettant de dissoudre le caillot. En France, si la prise en charge de l'infarctus aigu du myocarde a beaucoup progressé ces dernières années, elle est également liée, par la force des choses, à la prise en charge par le SAMU et au transfert du patient vers une unité de cardiologie interventionnelle ou unité de soins intensifs cardiologiques (USIC). Le Dr Prashant Kaul de l'Université de Caroline du Nord et ses collègues précisent que ces dernières années, aux Etats-Unis, la reconnaissance que cette stratégie en urgence a plutôt favorisé le développement d'initiatives régionales et nationales d'amélioration de la prise en charge de ces infarctus, cependant, ces initiatives se sont plutôt concentrées sur les étapes précédant l'hospitalisation. Leur étude précise donc les résultats de prise en charge lors de l'hospitalisation.


C'est l'analyse des résultats liés à 62.021 infarctus du myocarde avec élévation du segment ST (STEMI), identifiés dans 303 établissements et enregistrés en Californie entre 2008 et 2011 qui a permis à ces chercheurs d'évaluer les associations entre le lieu du début de l'infarctus (premiers symptômes), le mode de prise en charge et les résultats.

3.068 soit 4,9% de ces STEMI sont intervenus chez des patients déjà hospitalisés pour d'autres causes que cardiaques.

L'analyse constate que les patients déjà hospitalisés au moment de l'arrivée de l'infarctus

· ont un risque de décès multiplié par 3 (soit 33,6%) par rapport aux patients dont l'infarctus s'est déclaré hors de l'hôpital et qui ont été pris en charge en ambulatoire avant d'être hospitalisés (9,2%).

· sont moins susceptibles de recevoir une intervention coronarienne percutanée (21,6% vs 65%)

· vont rester hospitalisés plus longtemps (13 vs 5 jours)

· et donc entrainer des coûts de prise en charge plus élevés ($ 245.000 vs $ 129.000).

Ces patients déjà hospitalisés avec crise cardiaque sont dans l'ensemble plus âgés et plus souvent de sexe féminin, remarquent les auteurs.

Il s'agit donc d'améliorer ces résultats et de mieux définir le protocole de prise en charge de ces patients déjà hospitalisés pour un autre motif. « Il faut donc aujourd'hui mettre l'accent sur l'optimisation des soins des patients hospitalisés avec apparition de STEMI après admission ».

Source: JAMA November 19, 2014 doi:10.1001/jama.2014.15236 Association of Inpatient vs Outpatient Onset of ST-Elevation Myocardial Infarction With Treatment and Clinical Outcomes (Visuel NHS)

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