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IMPLANTS MAMMAIRES: Lymphome et PIP, le faux débat

Actualité publiée il y a 9 années 8 mois 1 semaine
Sécurité sanitaire

A la suite de ce premier décès d’une patiente ayant reçu des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP), des suites d’un lymphome, une information judiciaire pour "blessures et homicide involontaire" vient d’être ouverte au parquet de Marseille, qui aurait déjà reçu plus de 2.000 plaintes de porteuses de prothèses mammaires PIP. Comme l’Afssaps l’a confirmé et comme nous l’avons écrit par deux fois*, le risque de lymphome, qui, a entraîné la mort de cette femme de 53 ans, n’est pas spécifiquement associé, en l’état des données scientifiques actuelles, à une marque spécifiques de prothèses mammaires.

Néanmoins, il faut rappeler que les prothèses de la marque PIP avaient fait l'objet d'un retrait de l'Agence Française de Sécurité sanitaire, en mars 2010, publié au J.O. du 29 mars, à la suite d'une augmentation des incidents signalés à l'Afssaps dans le cadre de la matériovigilance du fait essentiellement de ruptures (sur jusqu'à 10% des prothèses) de l'enveloppe de la prothèse PIP, non conforme aux produits certifiés conformes avec le marquage CE (agrément européen).


L'Afssaps avait alors recommandé aux patientes porteuses de PIP d'aller consulter leur médecin pour vérifier si le remplacement de la prothèse s'avérait nécessaire. L'instruction devra donc vérifier si la patiente, victime de sa prothèse avait bien, tout comme son médecin, observé la consigne.

500.000 femmes en France sont porteuses d'implants mammaires, des prothèses désormais -depuis janvier 2011- associées à un risque accru de lymphome anaplasique à grandes cellules, un effet secondaire grave dénoncé en premier lieu par La U.S. Food and Drug Administration (FDA). 5 à 10 millions de femmes dans le monde porteuses d'implants mammaires sont concernées par ce risque normalement diagnostiqué chez 3 sur 100 millions de femmes. A ce jour, selon l'Agence américaine, plus de 60 cas dans le monde auraient été néanmoins identifiés sur des femmes avec implants mammaires, principalement au gel de silicone et avec un développement du cancer à proximité de la cicatrice de l'implant, diagnostiqué, dans ce cas, lors des visites de contrôle des implants. Ce nombre anormal de cas, qui a attiré l'attention de l'Agence américaine et a déclenché une large analyse des données de pharmacovigilance disponibles a néanmoins abouti à 2 conclusions : Le développement de ce cancer extrêmement rare chez ces femmes implantées a fort peu de probabilité d'être une coïncidence et il n'est pas lié à une marque ou un type de prothèses en particulier. A ce stade, on n'en sait pas plus.

La plupart des cas de lymphomes, examinés par la FDA ont été diagnostiqués lorsque les patientes ont demandé un traitement médical pour des symptômes liés à l'implant comme la douleur, un gonflement ou une enflure, le développement d'une asymétrie. L'examen sur ces cas du liquide et de la capsule entourant l'implant mammaire a conduit au diagnostic d'un lymphome ALCL.

En France, 30.000 femmes ont eu recours aux prothèses PIP, avec les risques de rupture inhérents, spécifiques à ces prothèses, mais 500.000 femmes ont eu recours à des implants mammaires et restent concernées par un risque, certes faible mais réel de lymphome anaplasique à grandes cellules.

*Pour en savoir plus: IMPLANTS MAMMAIRES et risque de LYMPHOME: 500.000 femmes concernées

IMPLANTS MAMMAIRES: Le risque de lymphome existe, quel que soit le type d'implant -

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