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INTIMIDATION: Surveiller les cauchemars de l'Enfant

Actualité publiée il y a 5 années 5 mois 2 semaines
American Academy of Pediatrics

Les cauchemars, chez l’enfant sont associés à l’intimidation et la victimisation, révèle cette étude de l'Université de Warwick (UK). Une étude qui met en garde les parents et les professionnels sur un traumatisme souvent supporté en silence et qui peut mener quelques années plus tard à des troubles anxieux, à la dépression et même parfois au suicide. Les conclusions, présentées à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies (Vancouver), montrent que si un enfant sur 4, à l’âge de 12 ans a des cauchemars, des expériences passées d’intimidation vont augmenter ce risque de trouble du sommeil, de 45 à 68%, selon l’âge de l’enfant.

Le Pr Suzet Tanya Lereya, chercheur à l'Université de Warwick et auteur principal de l'étude rappelle que si les cauchemars sont relativement fréquents dans l'enfance, sui les terreurs nocturnes surviennent chez 10% des enfants seulement, s'ils se manifestent sur une période de temps prolongée, ils peuvent indiquer une expérience passé d'intimidation et une détresse importante chez l'enfant. Son étude montre en effet que les cauchemars ou les terreurs nocturnes sont plus fréquents chez les enfants, ici âgés de 12 ans, victimes d'intimidation aux âges de 8 à 10 ans.


Son équipe a analysé les données de 6.438 enfants, participant à l'Étude longitudinale Avon, interrogés aux âges de 8 et 10 ans sur l'intimidation et à 12 ans sur leurs éventuels troubles du sommeil, dont les cauchemars, les terreurs nocturnes et le somnambulisme. L'analyse montre, qu'à 12 ans,

· 24,2% des enfants ont des cauchemars,

· 9,3% des terreurs nocturnes,

· 12,6% des épisodes de somnambulisme

· 36% au moins un type de parasomnie (cauchemars, terreurs nocturnes et/ou somnambulisme).

Après ajustement avec les facteurs de confusion possibles, comme un diagnostic psychiatrique, des problèmes familiaux, le QI, les troubles de la communication, des abus sexuels ou physiques, la maltraitance etc… :

· les enfants victimes d'intimidation aux âges de 8 à 10 ans ont un risque accru de cauchemars, terreurs nocturnes ou somnambulisme à l'âge de 12 ans,

· les enfants à la fois victimes et agresseurs, encore plus,

· les « seulement » agresseurs en revanche, n'ont aucune augmentation de troubles du sommeil.

· Ainsi, avoir été victime d'intimidation à 8-10 ans, augmente le risque de parasomnies respectivement, de 45 et 68%.

Etre victime d'intimidation est un traumatisme qui conduit à un risque accru de troubles du sommeil, concluent les auteurs, qui confirment des cauchemars persistants comme un indicateur facilement identifiable d'intimidation et encourage les parents à en parler avec leur enfant.

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