Vous recherchez une actualité
Actualités

JOUETS et cancérigènes: Faut-il revenir aux jouets en bois ?

Actualité publiée il y a 8 années 4 mois 4 jours
UFC-Que Choisir

L’UFC-Que Choisir parle même de menace pour la sécurité des enfants. Car, après test d’une trentaine de jouets, si l’absence de phtalates, formaldéhyde et autres substances dûment interdites est bien constatée, la présence importante de matériaux de substitution qui n’ont encore fait l’objet d’aucune évaluation toxicologique officielle, inquiète. Un exemple, Sophie La Girafe, qui n'aura pas bonne presse pour ce Noël. La question de la substitution des substances toxiques, déjà posée à l’occasion de l’interdiction progressive du bisphénol A, dans les emballages alimentaires, se pose à nouveau, de manière aiguë, puisqu’il s’agit ici de l’exposition de très jeunes enfants.

Si la l'Europe s'est dotée d'une nouvelle directive en 2009 sur la sécurité des jouets, au vu des résultats de ses tests, l'UFC-Que Choisir a donc sollicité l'Agence nationale de sécurité sanitaire et les pouvoirs publics pour un renforcement de la réglementation sur la toxicité des jouets. L'association constate en effet la présence dans près de la moitié des jouets testés de HAP, des dérivés pétroliers classés cancérogènes probables ou possibles par l'Agence américaine de l'environnement et l'Union européenne, ou encore de nitrosamines, également cancérogènes probables ou possibles selon le Centre ­international de recherche sur le cancer (CIRC). Parmi les jouets à l'amende, la bien-aimée des petits, Sophie la Girafe qui contient et libère dans la salive des précurseurs de nitrosamines interdites dans les tétines et les sucettes.


La DGCCRF rappelle, d'une manière générale, qu'afin de prévenir les risques de blessures, les jouets sont soumis à des obligations réglementaires spécifiques, dont le décret du 12 septembre 1989 modifié relatif à la prévention des risques résultant de l'usage des jouets. Ce texte vise tous les produits conçus ou manifestement destinés à être utilisés pour leurs jeux par des enfants de moins de 14 ans. Cette réglementation impose que le jouet soit accompagné d'un étiquetage approprié comprenant notamment les avertissements destinés à attirer l'attention des utilisateurs ou de leurs surveillants, l'âge minimum ou un avertissement d'utilisation sous la surveillance des adultes. Le marquage CE sur le jouet signifie que le fabricant ou le responsable de la mise sur le marché atteste que son produit satisfait au «décret jouets» et se révèle conforme aux exigences essentielles de sécurité.

Attention, il n'y a pas de marquage réglementaire spécifique pour les jouets qui conviennent aux nourrissons, ni pour ceux qui conviennent aux jeunes enfants. Les parents doivent veiller à acheter des jouets adaptés à l'âge des enfants, à leur habileté et à leur développement.

Faudra-t-il revenir aux jouets en bois ?

Autres actualités sur le même thème