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Maladie de la VACHE FOLLE: Nouveau cas et nouveau type de prions identifié aux Etats-Unis

Actualité publiée il y a 7 années 7 mois 2 semaines
Nature Blog

Un nouveau rapport de cas de « vache folle » vient d’être recensé par le Département de l’Agriculture américain (USDA) avec la confirmation qu’une vache laitière de Californie vient d’être contrôlée positive à l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Il s'agit du 4è cas d'ESB identifié aux États-Unis, et le premier cas depuis 6 ans. Au-delà de cette résurgence, nouvelle depuis tant d’années, le cas retient l’attention, car il s’agit d’une ESB de type L, une version de la maladie qui n'avait jamais été détectée auparavant aux États-Unis et n'a pas encore été associée à la transmission par l'alimentation animale.

Dans l'encéphalopathie spongiforme, les protéines prions se replient de manière anormale et s'accumulent dans le cerveau, entraînant d'autres protéines à se déformer de la même manière. L'ESB semble particulièrement apte à se transmettre entre les différentes espèces et on sait que les humains exposés à l'ESB peuvent développer la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ).


Dans un communiqué publié le 24 Avril, la Secrétaire du Département californien de l'alimentation et l'agriculture a répondu à l'inquiétude des agriculteurs en expliquant que la détection de ce cas d'ESB montrait la performance du programme de surveillance américain. Les experts ont identifié alors ce type particulier, « L », avec des prions de poids inférieur qui entraînent des lésions différentes dans le cerveau. Ce type L (comme un autre type, le « H ») est extrêmement rare, précisent les experts, ne s'attaque qu'aux bovins les plus âgés et n'a été documenté jusqu'à ce jour que sur 30 cas dans le monde.

Une propagation plus rapide : Les experts précisent avoir obtenu chez les primates et des souris transgéniques la preuve que ce type se propage plus rapidement, ce qui pourrait aussi signifier une virulence plus forte, mais à ce jour on en sait peu sur la transmission à l'Homme. Les chercheurs confirment que le type L peut se transmettre d'une vache à l'autre mais ignorent encore si la transmission est possible par voie orale et alimentaire. Ils qualifient le type de « sporadique », possible résultat d'une mutation génétique de l'ESB classique.

Son caractère infectieux appelle au renforcement de la réglementation, car aujourd'hui, seuls 0,13% des 30 millions de bovins qui vont à l'abattoir chaque année aux États-Unis sont testés. L'USDA vient d'envoyer des échantillons à l'organisation mondiale de la santé animale (OIE) pour vérifier la transmissibilité orale entre bovins ou aux autres espèces et pour comprendre où l'infection se développe et quels sont les matériels à risque.

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