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MÉDICAMENT : Les génériques vers un second souffle?

Actualité publiée il y a 7 années 10 mois 1 semaine
Gemme

Le Gemme, un groupement des 11 industriels du médicament générique, les laboratoires Alter, Arrow, Biogaran, Cristers, EG Labo, Ratiopharm, Ranbaxy, Sandoz, Teva, Winthrop et Zydus soit 90% des génériqueurs, voudrait bien augmenter la prescription de leurs génériques. Le contexte est favorable pour communiquer autour d’une substitution plus systématique et l’on eut dire que le gemme saisit au bond la balle envoyée par le récent rapport de la cour des Comptes sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale, qui met en avant la nécessité d’une meilleure maîtrise des dépenses de médicaments.


C'est dans un contexte de réduction des dépenses de médicament, qui restent en France parmi les plus élevées d'Europe et juste après parution du récent rapport de la Cour des Comptes qui met en avant « l'essoufflement » des génériques et la nécessité d'une prescription plus sobre, que l'initiative du Gemme prend toute sa valeur. On peut rappeler également, les chiffres cités par l'OMS, lors du colloque de février 2011 sur l'accès aux médicaments, l'accès aux médicaments génériques, pourrait permettre aux Etats membres une économie allant jusqu'à 60% de leurs dépenses pharmaceutiques. En France, selon le Gemme, les génériques représentent 25% des médicaments en volume, vs 50 à 60% en Europe.

Une dynamique de substitution qui passe par la prescription et l'élargissement du répertoire. Rejoignant à nouveau le dernier rapport de la Cour des comptes, qui s'oppose à une culture de prescription spécifique qui favorise une forte consommation de médicaments nouveaux et chers, le Gemme va jusqu'à proposer des incitations financières pour les médecins, pour la prescription au sein du répertoire des génériques. Le développement en France des génériques, un marché de moins de 5 % du Médicament en valeur en 2002, s'est développé jusqu'à ce jour, grâce à l'intéressement financier des pharmaciens à substituer les princeps par des génériques, faute de convaincre les médecins. Aujourd'hui, si les génériques permettent une économie estimée à 1.790 M€146 en 2010, ils ne représentent toujours que 11 % du marché, en valeur. Ce sur-place du développement des génériques s'explique et par le mode de prescription des médecins –sous la pression de la visite médicale, dit la Cour des Comptes- et sur le développement de nouveaux médicaments très voisins, par les fabricants de princeps arrivant en fin de brevet, appelés « contre-génériques. Enfin, on ne peut pas ne pas parler des enquêtes « antitrust » effectuées par la Commission Européenne sur des accords amiables conclus en matière de brevets entre laboratoires de princeps et fabricants de médicaments génériques, afin de retarder la mise sur le marché de certains génériques.

Avec 1% de prescription complémentaire dans le répertoire génériques, on fait 100 millions d'euros d'économies supplémentaires, estime le Gemme qui propose également d'élargir le répertoire aux sprays et antiasthmatiques.

Le Gemme suggère enfin de lancer, avec les pouvoirs publics, une campagne de communication institutionnelle grand public sur les génériques, afin d'améliorer aussi la perception du médicament générique par le public et vaincre les résistances des patients.

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