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OBÉSITÉ: Tous les américains devront passer sur la balance

Actualité publiée il y a 7 années 1 mois 2 semaines
USPSTF

Cette nouvelle recommandation de l’U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF) qui prône désormais le dépistage de l’obésité pour tous les adultes américains fait grand bruit. Au-delà de la mesure de l’IMS, la recommandation incite les cliniciens à orienter leurs patients avec un indice de masse corporelle (IMC) de 30 kg/m2 ou plus vers des interventions intensives de perte de poids dont de thérapie comportementale. Face à l’épidémie d’obésité qui a gagné aujourd’hui plus de 30% des Américains, cette recommandation, est classée de grade B, c’est-à-dire à proposer systématiquement au patient.

L'obésité, qui touche aujourd'hui un Américain sur 3, associée au risque accru de maladie coronarienne, de diabète de type 2, de différents types de cancer, de calculs biliaires, et d'invalidité, pourrait atteindre 42% de taux de prévalence en 2030 soit 32 millions de personnes obèses supplémentaires en 20 ans. L'enjeu est primordial, si les autorités sanitaires américaines ne font rien, l'obésité pourrait entrainer une dépense supplémentaire en coûts de santé de 550 milliards de dollars sur les 2 prochaines décennies. Les US Centers for Disease Control (CDC) estiment ainsi que les coûts de santé liés à l'obésité s'élèvent à près de 150 millions de $ par an, chaque patient obèse « coûtant » 1.500 $ de plus qu'un patient de poids normal. L'obésité est également associée à un risque accru de décès, surtout chez les adultes âgés de moins de 65 ans par maladie cardiaque ischémique, diabète, maladies respiratoires et cancers du foie, rein, du sein, endomètre, prostate et du côlon. En revanche, la perte de poids chez les personnes obèses est associée à une incidence plus faible de problèmes de santé et de décès.


L'USPSTF retient comme mesure étalon l'Indice de masse corporelle (IMC) mais suggère que la circonférence de la taille peut également être une alternative acceptable pour ce dépistage généralisé. Elle confirme aussi la prescription, en cas d'obésité, d'interventions intensives, dont la thérapie comportementale, qui peuvent permettre une perte de poids moyenne de 4 à 7 kg, améliorer la tolérance au glucose et d'autres facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

Certains médias « sourient », arguant que l'obésité se voit et que cette formalisation du dépistage puis l'officialisation par le médecin de l'état d'obésité, ne mérite pas…un protocole. L'obésité est loin d'être invisible. Au vu des prévisions d'augmentation galopante de l'obésité aux Etats-Unis, les experts attendent des mesures vigoureuses soit prises, au niveau de la société et d'un accès privilégié et généralisé à une alimentation plus équilibrée. Alors que l'obésité peut entraîner des comorbidités qui requièrent l'expertise de spécialistes, cette responsabilité donnée au médecin en soins primaires est même évoquée comme une initiative maladroite qui pourrait même faire plus de mal que de bien au patient.

Source: U.S. Preventive Services Task Force -Screening for and Management of Obesity in Adults Recommendation Statement -June 2012

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