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PILULES de 3è génération: Déremboursement avancé, prescription limitée

Actualité publiée il y a 5 années 11 mois 2 semaines
Ministère de la Santé

Face à la reconnaissance du risque accru de thromboembolie veineuse (TEV) avec les pilules dites de 3ème génération, aux premières plaintes d’utilisatrices qui s’accumulent, et bien que les pilules de 3ème génération représentent aujourd’hui 50% des pilules contraceptives utilisées en France, le Ministre de la Santé, Marisol Touraine a pris la décision de mettre fin au remboursement des pilules contraceptives de 3ème génération dès le 31 mars 2013. Un déremboursement initialement prévu fin septembre 2013. Par ailleurs, ces pilules ne devront plus être prescrites en première intention.

Les pilules contraceptives de 3ème génération contiennent le progestatif désogestrel ou gestodène ou norgestimate.


La pilule de 2ème génération devra donc être systématiquement privilégiée, sauf situations particulières et les pilules de 3ème et 4ème génération ne devront plus être proposées en première ligne. Si tous les contraceptifs œstroprogestatifs sont associés à une augmentation du risque d'accident thromboembolique artériel ou veineux, le risque est 2 fois moins élevé avec les pilules de seconde génération vs 3ème et 4ème génération : Après revue par la Haute Autorité de Santé (HAS) des différentes études, le risque d'événement thromboembolique veineux passe à 0,04 % par an, avec les pilules de 3ème génération (soit 4 accidents par an au lieu de 2 pour 10.000 utilisatrices) vs 0,02 % par an avec les pilules de 1ère ou 2ème génération.

Une période de transition de 3 mois: La période transitoire permettant aux femmes utilisant ces pilules d'adapter, avec leur médecin et au moment du renouvellement, leur mode de contraception, est donc réduite à 3 mois. Un délai court, alors que selon la HAS, la persistance d'un sur-risque ne justifiait pas un arrêt brutal de la prise d'une pilule contraceptive de 3ème génération. Cependant, face aux effets indésirables rapportés en France comme aux Etats-Unis, le Ministère aura choisi la sécurité.

Face à l'insuffisance d'information des utilisatrices, le Ministère a fait mettre en place un dispositif d'information important par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et par la Haute Autorité de Santé (HAS). Par ailleurs, Marisol Touraine a demandé à la HAS d'élaborer un référentiel de bonnes pratiques à l'intention des professionnels de santé, pour que la contraception proposée soit la plus adaptée à chaque situation particulière.

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