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RÉCIDIVES criminelles: Les neurosciences peuvent-elles venir au secours de la Loi ?

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 1 semaine
Science Insider- U.K. Royal Society

Evaluation des risques en matière de probation, libération conditionnelle, risque de récidive, évaluation de la douleur ou de la violence ou encore diagnostic de blessures non accidentelles…dans quelle mesure les Neurosciences pourraient-elles venir au secours des procédures judiciaires et en un mot à l’application infaillible de la Loi ? Ce rapport de la Royal Society britannique, tout à fait d'actualité, avec les derniers drames de Suède et de Belgique, conclut que de nombreux outils et résultats en neuroscience, comme le scan du cerveau par exemple, ne sont pas encore prêts à être utilisés dans les procédures judiciaires.

Certes la perspective est alléchante, écrit Science Insider, le bulletin de la revue Science, d'utiliser un scanner du cerveau pour déterminer si un témoin dit a vérité ou si c'est un mensonge ou de se fier à une analyse génétique pour déterminer si un suspect présente un risque de commettre des crimes. Des concepts encore irréalistes et prématurés, répond ce nouveau rapport. En revanche, explique la Société Royale britannique, les neuroscientifiques pourraient être en mesure de fournir des preuves pour déterminer si les traumatismes crâniens sont accidentels ou volontaires. Un exemple apporté est celui de blessures constatées sur la tête d'un bébé. L'imagerie pourra nous révéler si c'est une blessure accidentelle ou le résultat du syndrome du bébé secoué ou d'une maltraitance. Quelques limites actuelles évoquées: · Loi et Neurosciences, 2 finalités distinctes" : La neuroscience est engagée dans la compréhension du comportement et la loi dans la régulation des comportements", explique Nicolas Mackintosh, psychologue à l'Université de Cambridge, qui a dirigé le groupe de travail de la Royal Society. Aujourd'hui, le recours à la santé mentale comme moyen de défense devient de plus en plus fréquent, le chiffre cité est 200 fois par an aux Etats-Unis. · L'exemple du gène « de la violence » ou l'utilisation des neurosciences pour évaluer les risques de récidive: L'exemple donné est celui d'un gène qui code pour la monoamine oxydase (MAOA) identifié chez des victimes de violence elles-mêmes coupables de violence. Si la présence de cette mutation est un indice dans l'évaluation des risques, ce n'est pas un facteur suffisant. · L'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pourrait être utilisée pour détecter les mensonges mais peut induire en erreur si le témoin lui-même est persuadé de dire la vérité. · L'interprétation est toujours possible et dangereuse : Autre obstacle de fond, les preuves neuroscientifiques peuvent être interprétées par le jury ou par les juristes, à moins de leur expliquer « la science ». Néanmoins, le rapport engage au développement de passerelles de la Neuroscience au système judiciaire et en particulier, dans la perspective d'un usage futur élargi, à l'intégration de connaissances de base en neurosciences dans certains programmes de formation de certaines facultés de droit. Enfin, la plupart des neuroscientifiques et la Royal Society rejettent l'idée que «d'avoir un cerveau psychopathique» est une défense contre des accusations criminelles en général.


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