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SOCIO: Le bonheur à la première naissance fait la taille de la famille

Actualité publiée il y a 4 années 12 mois 2 jours
Demography

C’est tabou de reconnaître qu’une première naissance peut-être un choc pour le couple, avec, dans certains cas, une perte considérable de bonheur dans l’année qui suit. Cette étude de l’Institut de recherche Max Planck montre que pour la mère, comme pour le père, cette baisse de satisfaction de la vie, dans les mois qui suivent la naissancedu premier enfant est encore plus importante que celle causée par le chômage, le divorce ou le décès du partenaire. Une baisse de bien-être de ces nouveaux parents qui contribue à expliquer pourquoi de nombreux couples décident finalement, de s’en tenir à l’enfant unique.

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En synthèse, la probabilité que des parents décident d'avoir un second puis un troisième enfant dépend aussi du niveau de bien-être préservé, dans l'année qui suit la naissance du premier.


L'étude a analysé les niveaux de bien-être auto-déclarés de pères et mères participant à la German Socio-Economic Panel Study (SOEP) qui suit, chaque année, l'évolution de la satisfaction de la vie de 20.000 participants. Cette satisfaction est mesurée sur une échelle de 0 à 10 (maximum de bien-être).

L'analyse constate que,

· Après une première naissance, les parents accusent, en moyenne une perte de bien-être qui se chiffre à 1,4 unité sur l'échelle du bonheur.

· moins de 30% des couples ayant un premier enfant échappent à cette diminution du bien-être

· plus d'un tiers connaît une baisse > 2 unités sur l'échelle du bonheur.

· Cette perte de bonheur est donc comparable à celle liée à la perte d'emploi (1 unité), le décès du partenaire (1 unité) ou le divorce (0,6).

· Cette première expérience du premier enfant conditionne les chances d'une seconde naissance.

· Ainsi, seuls 58% des couples ayant déclaré une baisse de bien-être de 3 unités ou plus auront un deuxième enfant dans les 10 ans.

· Mais 66% des couples ayant échappé à cette baisse de bien-être auront un autre bébé.

· Des résultats sont indépendants du revenu, du lieu de naissance et/ ou du statut marital.

En résumé,

· Les couples qui accusent une baisse de bonheur dans leur première année de parentalité, ont une plus faible probabilité d'avoir un deuxième enfant,

· plus cette perte de bien-être est importante, moindre est la probabilité d'un deuxième bébé ;

· l'effet est particulièrement significatif pour les mères et les pères à haut niveau d'éducation.

«L'expérience des parents après la première naissance prédit finalement, plus ou moins, la taille de la famille», conclut l'auteur principal, Mikko Myrskylä qui relève l'intérêt de ces données pour les politiques de natalité.

Source: Demography 04 Aug 2015 DOI: 10.1007/s13524-015-0413-2 Parental Well-being Surrounding First Birth as a Determinant of Further Parity Progression et Communiqué Max Planck Institute for Demographic Research When new parents become unhappy, brothers and sisters become less likely

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