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SOMNAMBULISME: 50% des enfants ayant un parent somnambule, le sont aussi!

Actualité publiée il y a 4 années 1 mois 3 semaines
Jama Pediatrics

Le chiffre est impressionnant : Les enfants de 2 parents somnambules ont une probabilité de plus de 60% de développer aussi le somnambulisme, révèle cette étude canadienne. De nouvelles données présentées dans le Jama Pediatrics qui confirment non seulement une forte influence génétique sur le somnambulisme mais aussi, à un degré moindre, sur les terreurs nocturnes. En cause, des polymorphismes dans les gènes impliqués dans la qualité du sommeil.

Une étude génétique de 2011, menée sur 22 membres d'une famille sur 4 générations, et publiée dans Neurology avait déjà suggéré que les personnes somnanbules ont un chromosome défectueux. Cette découverte d'un point de variation situé dans une région particulière du chromosome 20, pouvait également susciter l'espoir d'une guérison. Ici, l'équipe du Dr Jacques Montplaisir, de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, a étudié la prévalence du somnambulisme et des terreurs durant l'enfance, le lien entre les terreurs nocturnes et le somnambulisme et le degré d'association entre l'histoire de somnambulisme des parents et l'incidence du somnambulisme et des terreurs chez les enfants.


L'étude a analysé les caractéristiques du sommeil de 1.940 enfants et évalué l'incidence et la sévérité des terreurs nocturnes et du somnambulisme par questionnaire et interview des parents.

Le somnambulisme est un trouble du sommeil plutôt fréquent à l'enfance et qui disparaît généralement pendant l'adolescence, même s'il peut persister ou apparaître à l'âge adulte :

Ici, l'analyse constate,

· une prévalence globale à l'enfance du somnambulisme (des âges de 2 ans ½ à 13 ans) de 29,1%,

· une augmentation progressive de la prévalence jusqu'à 13,4% à l'âge de 10 ans.

Les terreurs nocturnes sont un autre trouble du sommeil, qui apparaît au début de l'enfance souvent caractérisées par des cris, une peur intense et une période prolongée d'anxiété :

Ici, l'analyse constate,

· une prévalence globale à l'enfance (des âges d'1 an½ à 13 ans) de 56,2%,

· une forte prévalence des terreurs nocturnes, soit 34,4% à 1 an ½,

· une diminution progressive de cette prévalence, jusqu'à 5,3% à 13 ans.

2 parasomnies corrélées : Somnambulisme et terreurs nocturnes partagent certaines caractéristiques et prennent sources principalement au cours du sommeil à ondes lentes.

L'analyse constate que,

· les enfants sujets à terreurs nocturnes pendant la petite enfance (de 1an ½ à 3 ans ½) ont un risque accru de somnambulisme plus tard dans l'enfance, aux alentours de l'âge de 5 ans ou plus, vs les enfants exempts de terreurs nocturnes dans la petite enfance (34,4% vs 21,7%).

Un trouble héréditaire : L'incidence du somnambulisme augmente avec des antécédents parentaux.

· Ainsi, les enfants de père ayant été somnambule ont un risque multiplié par 3 de l'être eux-mêmes,

· les enfants dont les deux parents ont été somnambules ot un risque multiplié par 7 de somnambulisme.

la prévalence du somnambulisme atteint ainsi :

· 22,5% en l'absence d'antécédents familiaux de somnambulisme,

· 47,4% avec un parent somnambule

· 61,5% avec 2 parents somnambules.

Des résultats qui confirment la forte influence génétique sur le somnambulisme et, à un degré moindre, sur les terreurs nocturnes. Des troubles liés, selon l'étude, à des polymorphismes dans les gènes impliqués dans le sommeil à ondes lentes ou la profondeur du sommeil.

Source: JAMA Pediatrics May 04, 2015 doi:10.1001/jamapediatrics.2015.127 Childhood Sleepwalking and Sleep Terrors A Longitudinal Study of Prevalence and Familial Aggregation

Lire aussi : Le SOMNANBULISME est-il héréditaire ? -


Interstitiel Fiducial

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