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STRESS POST-TRAUMA: La rapamycine pour effacer la peur

Actualité publiée il y a 7 années 5 mois 1 semaine
PNAS

Atténuer les effets des événements traumatiques, serait possible grâce à un inhibiteur de la synthèse des protéines, la rapamycine, capable, selon cette étude de l’université Mc Gill d’atténuer la peur et le stress. Les résultats prometteurs obtenus sur la souris sont publiés dans l’édition du 4 mars des Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS).

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Les chercheurs de l'Hôpital McLean, d'Harvard, de l'Université McGill et de l'Hôpital général du Massachusetts ont conditionné des souris à la peur pour reproduire les symptômes du stress post-traumatique. Ils rappellent le rôle fondamental joué par l'amygdale, dans les comportements liés à la peur et ont fait l'hypothèse qu'inhiber le transfert des signaux de l'amygdale via les synapses (schéma ci-contre) pourrait permettre de réduire le degré de peur éprouvé. Par ailleurs, un autre membre de l'équipe, le Pr Karim Nader, professeur de psychologie à McGill, avait démontré qu'un lointain souvenir, pour persister, devait cesser d'être emmagasiné dans le cerveau. L'équipe a exposé des rats à des stimuli auditifs associés à un événement traumatique. Exposés aux stimuli, les rats manifestaient la peur lors des expositions aux stimuli. Les chercheurs leur ont administré la rapamycine, un inhibiteur de la synthèse des protéines, immédiatement après l'exposition, afin de contrôler les liaisons dans le cerveau.


Avec la rapamycine, ils constatent une diminution des manifestations de peur lors des expositions suivantes. L'administration de rapamycine est donc suivie d'une diminution considérable de la peur, mais sans qu'elle disparaisse complètement, précisent les auteurs.

Des conclusions qui suggèrent une certaine plasticité cérébrale pendant la formation d'un souvenir traumatique et après sa réactivation et une nouvelle thérapie, à valider en essais cliniques, pour traiter les troubles anxieux dont le stress post-traumatique.

Source: PNAS online March 4, 2013, doi: 10.1073/pnas.1217878110 Learning and reconsolidation implicate different synaptic mechanisms

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