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Syndrome de FATIGUE CHRONIQUE: Toujours pas de virus en vue

Actualité publiée il y a 6 années 8 mois 4 jours
Mbio

Le Syndrome de fatigue chronique (SFC) responsable d’un lourd fardeau sanitaire avec son cortège de symptômes, fatigue persistante, faiblesse musculaire, douleurs, troubles de la mémoire et du sommeil, « existe » bel et bien…pour 17 millions de personnes dans le monde. Mais sa cause infectieuse invoquée puis contestée depuis plusieurs années, avec l’intervention des virus XMRV et pMLV vient d’être définitivement réfutée par cette étude publiée le 18 Septembre dans Mbio, la revue de l'American Society for Microbiology. Un débat d’initiés, certes, mais de nouveaux résultats qui peuvent permettre de progresser dans la compréhension du SFC et conduire à des améliorations dans le diagnostic, la prévention et le traitement de ce syndrome.

Le fameux XMRV ou rétrovirus xénotropique de la leucémie murine avait d'abord été rapporté dans des échantillons de tumeur de la prostate prélevés sur l'homme en 2006, puis sa présence avait été signalée dans 6 à 27% des cancers de la prostate, puis des avaient identifié sa présence dans le sang de 67% des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique. D'où l'association entre XMRV (ci-contre) et ces deux pathologies, cancer de la prostate et syndrome de fatigue chronique. D'autres études avaient de même associé le virus pMLV (ou virus de la leucémie murine polytropique) au syndrome de fatigue chronique. « Ces résultats réfutent toute corrélation entre ces agents infectieux et la maladie», explique Ian Lipkin, de l'Université de Columbia, co-auteur de l'étude. Les chercheurs ont mené leur étude auprès de 300 personnes, 147 patients atteints de SFC et 146 personnes sans syndrome et analysé des prélèvements de sang de ces patients pour la présence de gènes spécifiques au virus XMRV et pMLV. Contrairement aux études précédentes, ces nouvelles recherches n'ont identifié aucun lien entre le SFC et les virus XMRV et pMLV par l'absence de preuve d'infection par ces virus des patients atteints. Certes, ces derniers résultats excluent l'espoir d'une cause identifiée traitable de la maladie. Mais, concluent les auteurs : «Nous n'abandonnons pas les patients. Nous n'abandonnons pas la science ».


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