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SYNDROME MÉTABOLIQUE: Pratiquer l'haltérophilie réduit de 37% le risque

Actualité publiée il y a 5 années 8 mois 3 semaines
Journal of Strength and Conditioning Research

Un faible taux de facteurs de risque cardiovasculaire est constaté chez les personnes qui pratiquent l’haltérophilie ou soulèvent régulièrement des poids dans le cadre d’un exercice physique, relève cette étude de l’Université de Floride du Nord publiée dans l’édition d’octobre du Journal of Strength and Conditioning Research.

Le syndrome métabolique est défini par la présence d'au moins 3 facteurs de risque liés au diabète et aux maladies cardiaques sur les 5 facteurs suivants : Un tour de taille trop élevé, des niveaux élevés de triglycérides, cholestérol (HDL), de pression artérielle élevée et de glycémie. «Soulever des poids peut jouer un rôle dans la réduction de la prévalence et du risque de syndrome métabolique chez l'adulte », confirme le Pr Peter M. Magyari, du Brooks College of Health, auteur principal de l'étude. Son équipe a analysé les données de la cohorte NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) qui avait demandé à 5.618 participants s'ils ont soulevé ou soulèvent des poids, et les réponses en regard de l'incidence du syndrome métabolique. 8,8% ont répondu oui à la question de la levée de poids, une activité (logiquement) 2 fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes (11,2% vs 6,3%) et chez les jeunes en regard des personnes âgées de 50 ans et plus.


L'haltérophilie réduit le risque de syndrome métabolique de 37% : L'analyse conclut en effet à une faible prévalence du syndrome métabolique chez les personnes qui pratiquent la levée de poids, soit 24,6% vs 37,3% chez ceux qui ne pratiquent pas cette activité. Plusieurs études récentes ont évalué l'impact de l'exercice pour la prévention et le traitement du syndrome métabolique. Les exercices de résistance, dont la levée de poids et haltères, peut avoir des effets protecteurs. La recherche associe également une plus grande force et masse musculaires à une réduction du risque de syndrome métabolique. Alors que l'haltérophilie augmente la force et la masse musculaires, il est donc logique qu'elle contribue à diminuer le développement du syndrome métabolique.

Les chercheurs suggèrent que l'intégration de la musculation ou d'autres formes d'exercice de résistance dans les programmes d'activité physique pourrait donc être un moyen efficace pour réduire le risque de syndrome métabolique en population générale. Des efforts qui devraient se concentrer sur les groupes qui justement pratiquent peu ce type d'exercice, les femmes et les personnes âgées. Des limites néanmoins à cette étude, elle ne dit pas si une réduction du risque est associée à d'autres types d'exercices de résistance, dont la levée d'objets pesants dans le cadre professionnel.

Source: Journal of Strength and Conditioning Research via Eurekalert (AAAS) Lifting weights protects against metabolic syndrome (Visuel © Val Thoermer - Fotolia.com)

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