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VACCIN anti VIH: Espoir avec un anticorps qui se lie par un sucre au virus

Actualité publiée il y a 8 années 1 mois 3 semaines
Nature et Science

Le VIH est recouvert de sucres qui cachent généralement le virus du système immunitaire. Les conclusions de cette recherche, publiées à la fois dans Nature et Science, révèlent comment certains anticorps utilisent en fait une partie de cette enveloppe sucrée pour se lier au virus. Le site de fixation des anticorps, V1/V2, représente une cible vaccinale possible selon les scientifiques américains du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID/NIH), qui ont mené cette étude.

Certaines personnes infectées par le VIH depuis plusieurs années commencent à fabriquer des anticorps qui peuvent neutraliser un large éventail de souches du virus. Ces anticorps neutralisants se lient à l'un des sites du virus. Un de ces sites implique un sucre appelé résidu d'acide aminé 160 situé sur des pics situés à la surface du VIH.


Cet anticorps nommé PG9 : Le Pr. Peter D. Kwong, chef du département de Biologie montre comment un anticorps neutralisant contre le VIH, appelé PG9, désarme le virus en s'emparant du sucre au niveau du résidu 160, avec une partie d'un second sucre et une courte chaîne de résidus d'acides aminés dans la région V1/V2 des pics à la surface du virus.

Identification du site de fixation : Les auteurs font également référence à une précédente étude du Scripps Research Institute qui montrait comment un anticorps neutralisant se liait également au virus par le biais de deux sucres et une chaîne de résidus d'acides aminés. Prises ensemble, ces deux études indiquent que dans certains cas, la combinaison de sucres et d'acides aminés du virus peuvent former un site de liaison pour les anticorps neutralisants contre le VIH.

Contribuer à la conception d'un vaccin plus efficace contre le VIH: Ces résultats vont également contribuer à l'analyse des données de la fameuse étude clinique du premier vaccin contre le VIH, la Thai Phase III HIV vaccine study, connue sous le nom de RV144. Des analyses récentes des échantillons de sang recueillis lors de cet essai montrent que les participants vaccinés qui ont développé des anticorps dans la région V1/V2 étaient moins susceptibles d'être infectés. Bien que le rôle de ces anticorps dans la protection contre le VIH soit encore peu connu, ce constat souligne combien l'étude de ces anticorps « V1/V2 » pourrait faciliter la conception d'un vaccin plus efficace contre le VIH.

Source: Nature DOI: 10.1038/nature10696 (2011) (Vignette anticorps PG) Structure of HIV-1 gp120 V1V2 domain with broadly neutralizing antibody PG9. et Science DOI: 10.1126/science.1213256 (2011).A potent and broad neutralizing antibody recognizes and penetrates the HIV glycan shield. (Visuel VIH-CDC)

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