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CANCER du SEIN et mastectomie: 7 femmes sur 10 ne se font pas reconstruire

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 3 semaines
Institut Curie

Pour 4 femmes sur 5, la reconstruction après l’ablation d’un sein à la suite d’un cancer du sein, c’est un choix bien personnel. Ainsi, 7 femmes sur 10 « ne se feront pas reconstruire ». Cette étude* menée par l’institut Curie, en plein "Octobre Rose", mois du Cancer du sein, met aussi l’accent sur l’après-cancer, une période qui nécessite, elle aussi une prise en charge et un accompagnement pour tenter de retrouver une « vie normale ».

Le Dr Delphine Hequet de l'institut Curie a mené cette étude auprès de 1.937 patientes ayant subi une ablation du sein entre janvier 2004 et décembre 2007. 132 participantes interrogées ont répondu à un questionnaire sur leurs raisons personnelles et médicales de « non reconstruction ».


80 % des femmes interrogées déclarent que c'est un choix personnel:

· 56 % des femmes refusent une nouvelle chirurgie,

· 38 % acceptent l'asymétrie de leur corps,

· 29 % ont peur du risque de complications,

· 20 % ont peur de masquer une récidive.

· 25 % évoquent leur âge trop avancé,

· 18 % indiquent que l'asymétrie de leur corps a été acceptée par leur conjoint,

· 14 % mentionnent le coût financier,

· 9 % refusent par crainte des douleurs.

· Enfin, 50% des patientes manquent d'une information plus complète sur la reconstruction.

Types de cancer et priorité des patientes: L'Institut rappelle que 53.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année et que le taux de reconstruction dépend du type de cancer du sein. « La décision de pratiquer ou non une reconstruction est très dépendante du type de cancer. Si 35 % des femmes opérées pour un cancer in situ ne se font pas reconstruire, cela atteint 75 % chez les femmes prises en charge pour un cancer invasif » précise le Dr Séverine Alran, chef du service de chirurgie sénologique et gynécologique à l'Institut Curie. Enfin, pour les patientes, la reconstruction n'apparaît donc pas toujours comme la préoccupation prioritaire, les professionnels doivent donc pouvoir accompagner et respecter ce choix.

L'importance d'une aide au retour à la vie quotidienne et professionnelle: L'Institut Curie a développé de nombreux services de soins et de soutien pour l'après-cancer, groupes de parole thématiques (sexualité, nutrition…), soins en sophrologie, relaxation, hypnothérapie, art-thérapie, qi gong, yoga, ateliers de conseils et prévention, soins esthétiques ainsi que des consultations dédiées aux couples et aux familles.

*Etude réalisée dans le cadre de la thèse de médecine du Dr Delphine Hequet, sous la direction du Dr Séverine Alran

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