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ÉPIGÉNÉTIQUE: Manger moins permet de rester jeune d'esprit

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 4 semaines
PNAS

Ce gène, CREB1, activé par la restriction calorique, pilote la longévité du cerveau, selon ces chercheurs italiens qui publient dans l’édition du 21 décembre des Comptes –Rendus de l’Académie des Sciences américaine (PNAS). C’est la seconde étude qui démontre que consommer moins de calories peut retarder le vieillissement : il y a un mois des chercheurs suédois identifiaient une autre enzyme, la péroxiredoxine, stimulée aussi par la restriction de sucre et de protéines. Ici, en réussissant à activer CREB1, les scientifiques espèrent pouvoir prolonger la jeunesse du cerveau.

Ces scientifiques italiens de l'Universita' Cattolica School of Medicine, en collaboration avec des chercheurs anglais et américains ont découvert, dans le cerveau de souris, que cette molécule CREB1, est déclenchée par un régime alimentaire calorique faible. Ils constatent que CREB1 pilote à son tour de nombreux gènes liés à la longévité et au bon fonctionnement du cerveau. Giovambattista Pani, chercheur à l'Institut de pathologie générale de l'Université catholique du Sacré Cœur à Rome commente la découverte : "Notre espoir est de trouver le moyen d'activer CREB1, par de nouveaux médicaments, afin de prolonger la jeunesse de notre cerveau sans avoir besoin …d'un régime alimentaire strict".


Un nouveau mécanisme moléculaire, précis, vient d'être identifié : Dans cette expérience, la restriction calorique signifiait 30% seulement du régime alimentaire habituel. En restreignant l'alimentation, on réduit bien évidemment chez l'Homme comme sur l'animal, le risque de diabète, mais on accroît également la performance cognitive et la mémoire. En outre, on réduit aussi le risque lié de maladie d'Alzheimer ou on réduit au moins les symptômes de la maladie. De nombreuses études suggèrent que l'obésité est mauvaise aussi pour le cerveau en provoquant un vieillissement précoce puis la maladie d'Alzheimer et de Parkinson. Mais, ici, c'est un nouveau mécanisme moléculaire, précis, qui vient d'être identifié et contribue à expliquer les effets positifs d'un régime hypocalorique sur le cerveau.

CREB1 active un groupe d'enzymes de la longévité, les sirtuines : L'équipe italienne a découvert que la molécule est CREB1 activée par la restriction calorique et qu'elle médiatise les effets bénéfiques de l'alimentation sur le cerveau en activant un autre groupe de molécules liées à la longévité, les sirtuines, déjà connues pour freiner le vieillissement. Un résultat cohérent avec le rôle également connu de CREB1 de régulation des fonctions cérébrales telles que le contrôle de la mémoire, l'apprentissage et l'anxiété. Et l'activité de CREB1 est réduite ou physiologiquement compromise par le vieillissement.

Une simple restriction calorique active CREB1 : l'action de CREB1 peut être considérablement augmentée par la simple réduction de l'apport calorique, et la protéine CREB1 s'avère essentielle pour que la restriction calorique impacte nos fonctions cérébrales.

CREB1 est donc un médiateur important de l'effet du régime alimentaire sur le cerveau. Une découverte qui peut permettre de développer des thérapies futures pour garder notre cerveau jeune et prévenir sa dégénérescence liée à l'âge, conclut l'auteur de l'étude.

Source: PNAS Published online before print December 21, 2011, doi: 10.1073/pnas.1109237109 “A role for neuronal cAMP responsive-element binding (CREB)-1 in brain responses to calorie restriction

Lire aussi: Vivre plus longtemps en mangeant moins? L'enzyme clé, la péroxiredoxine

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