Vous recherchez une actualité
Actualités

INFARCTUS: Le VIH, un virus qui fait mal au coeur

Actualité publiée il y a 7 années 7 mois 4 semaines
JAMA Internal Medicine

Un risque d’infarctus du myocarde augmenté de 50%, par l’infection à VIH, c’est ce que suggère cette large étude de l'Université de Pittsburgh portant sur plus de 82.000 participants. Une conclusion sans appel, publiée dans l’édition du 4 mars des ex Archives of Internal Medicine (JAMA), qui subsiste au-delà des autres facteurs de risque reconnus.

CORONAVIRUS

TENA soutient les aidants
familiaux et leurs proches

Nous soutenons les aidants familiaux et leurs proches pendant cette période difficile. Cliquez ici pour retrouver nos conseils et astuces simples sur l'hygiène.

L'efficacité des thérapies antirétrovirales (ART) a permis aux personnes infectées de vivre plus longtemps avec le VIH, cependant ces patients restent à risque élevé de crise cardiaque, révèle le Dr Matthew S. Freiberg, de l'Université de Pittsburgh School of Medicine. Son équipe a étudié l'association entre infection à VIH et risque d'infarctus aigu du myocarde, et après ajustement avec tous les facteurs de confusion classiques de risque cardiaque (Voir calculateur Framingham ci-contre).


Leur analyse qui a porté sur un large échantillon, 82.459 participants anciens combattants suivis durant près de 6 ans avec 871 infarctus recensés aboutit, au-delà de l'âge de 3à ans, à une moyenne d'événements cardiaques pour 1000 personnes-années significativement plus élevée pour le groupe VIH-positif par rapport au groupe témoin. Ainsi,

· pour les participants âgés de 40 à 49 ans, le risque d'infarctus s'élève à 2/ 1.000 années-personnes pour le groupe séropositif vs 1,5 pour le groupe témoin,

· pour les participants âgés de 50 à 59 ans, le risque d'infarctus s'élève à 3,9/ 1.000 années-personnes pour le groupe séropositif vs 2,2 pour le groupe témoin,

· pour les participants âgés de 60 à 69 ans, le risque d'infarctus s'élève à 5,0/ 1.000 années-personnes pour le groupe séropositif vs 3,3 pour le groupe témoin,

· Après ajustement pour les facteurs de risque de Framingham, avec les maladies, la toxicomanie, le groupe séropositif présente un risque toujours accru d'infarctus accru de 48% (HR : 1,48) vs le groupe témoin.

· Enfin, un excès de risque important subsiste même chez les participants présentant une charge virale inférieure à 500 copies / mL vs le groupe témoin (HR : 1,39).

Alors que l'échantillon de l'étude était quasiment totalement de sexe masculin, le dute peut subsister pour les femmes, mais, en conclusion, l'infection à VIH est associée à l'infarctus du myocarde, après ajustement pour les risques connus, les comorbidités et la toxicomanie.

Source: JAMA Intern Med. online March 4, 2013 doi:10.1001/jamainternmed.2013.264Getting to the Heart of HIV (Visuel © Yves Roland - Fotolia.com)

Autres actualités sur le même thème