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JEUX VIDÉO: Super Mario fait du bien au cerveau

Actualité publiée il y a 6 années 11 mois 4 semaines
Molecular Psychiatry

Jouer encore plus aux jeux vidéo? Ces scientifiques du Max Planck Gesellschaft montrent que le jeu Super Mario peut entraîner le développement de certaines zones du cerveau, notamment celles responsables de l'orientation spatiale, la formation de la mémoire et de la planification stratégique. Ces conclusions publiées dans la revue Molecular Psychiatry, qui confirment de précédentes données, mais sont les premières à démontrer le lien de causalité.

Une étude récente, publiée dans la revue Translational Psychiatry, avait déjà suggéré une matière grise plus développée dans le cerveau des enfants et adolescents adeptes des jeux sur console, en particulier dans une zone spécifique du cerveau, le striatum ventral. Chez ces joueurs assidus, l'étude constatait une prise de décision plus rapide et une plus grande sensibilité à la récompense.


Ces scientifiques ont invité des adultes à jouer à «Super Mario 64 », durant 2 mois, à raison de 30 minutes par jour. Le volume du cerveau a été mesuré par IRM et a été comparé aux mesures de témoins qui ne jouaient pas aux jeux vidéo. En comparaison du groupe témoin, le groupe Mario présente une augmentation de la matière grise, de la plasticité cérébrale dans l'hippocampe droit, le cortex préfrontal droit et le cervelet, 3 zones impliquées dans l'orientation spatiale, la formation de la mémoire, la planification stratégique et la motricité. Et plus les participants ont « pratiqué », plus ces différences sont importantes.

L'étude confirme ainsi le lien de causalité direct entre le jeu vidéo et l'augmentation volumétrique de certaines régions du cerveau et montre aussi une intervention possible pour optimiser le développement cérébral. Les jeux vidéo apparaissent de plus en plus comme des outils thérapeutiques prometteurs pour les patients souffrant de troubles mentaux dans lesquels certaines régions du cerveau sont altérées ou sous-développées ou de maladies neuro-dégénératives comme la maladie d'Alzheimer. De nombreux patients acceptent des jeux vidéo plus facilement que d'autres interventions médicales, concluent les auteurs.

Source: Molecular Psychiatry 29 October 2013 doi: 10.1038/mp.2013.120 Playing Super Mario induces structural brain plasticity: Grey matter changes resulting from training with a commercial video game

(Visuel @Ulrich Knappek)

Lire aussi : Les JEUX VIDÉO, stimulateurs de matière grise?

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