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Journée mondiale ALZHEIMER 2012: Apprendre à vivre ensemble

Actualité publiée il y a 7 années 1 mois 1 jour
ADI

Vivre ensemble, avec les patients atteints d’ « Alzheimer » et de démences, c’est le thème de société de cette Journée mondiale de l'Alzheimer, du 21 septembre, un jour de rassemblement des organisations Alzheimer à travers le monde pour sensibiliser à la maladie et la démence, et cette année un jour de rassemblement de tous les citoyens, malades ou pas. Une Journée qui doit marquer également les efforts multiples en recherche, que ce soit sur la détection précoce de la maladie, sa prévention éventuelle par le mode de vie ou le développement de nouveaux traitements. Forme la plus commune de démence, la prévalence de la maladie, avec le vieillissement de la population et sur la tendance actuelle pourrait quadrupler d'ici 2050. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), près de 35,6 millions de personnes vivent avec une démence. Ce nombre devrait doubler d'ici à 2030 (65,7 millions) et plus que tripler d'ici à 2050 (115,4 millions).

La maladie d'Alzheimer est la 6è cause de décès en population générale et la 5e pour les personnes de 65 ans et plus, c'est pourquoi la recherche est plus que mobilisée, que ce soit sur sa détection précoce ou de nouveaux traitements plus efficaces. Bien que ne faisant pas partie normalement du vieillissement, le risque de développer la maladie d'Alzheimer augmente avec l'âge et la plupart des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer sont âgées de plus de 65 ans. Cependant, les personnes de moins de 65 ans peuvent aussi développer la maladie d'Alzheimer.


Une approche coordonnée impliquant des partenaires publics et privés est nécessaire pour lutter contre la maladie d'Alzheimer et ses effets dévastateurs sur les individus, les familles et le système de santé. Les organisations politiques, sanitaires et civiles travaillent sur plusieurs pistes. La surveillance, d'abord, pour mieux suivre et comprendre les troubles cognitifs, la communication et les programmes d'amélioration de la santé cognitive, la prise en charge des patients, avec en France le Plan Alzheimer et pour l'Europe, l'initiative européenne sur la maladie d'Alzheimer et autres démences qui incite les états membres à développer des stratégies nationales contre la maladie.

La recherche est mobilisée sur la détection précoce de la maladie, avec l'utilisation de l'imagerie et des biomarqueurs dans le sang et le liquide céphalorachidien. Ces biomarqueurs vont permettre de suivre de mieux en mieux l'apparition de la maladie et sa progression, mais ne sont pas encore utilisés en routine clinique. De nouvelles méthodes d'imagerie cérébrale sont à l'essai, comme la tomographie par émission de positons (TEP) pour identifier les signes précoces de la maladie d'Alzheimer chez des personnes sans symptômes apparents de la maladie. D'autres recherches montrent que la détection devient possible, même avec de très faibles quantités de plaques. Les chercheurs ont aussi identifié plusieurs biomarqueurs de protéines circulant dans le liquide céphalo-rachidien, qui semblent être associées au développement de la maladie. La recherche est également mobilisée sur la prévention, y compris par des modes de vie sains dont l'alimentation avec des études sur les bénéfices de certains nutriments, comme la vitamine C et le béta-carotène ou encore la remise en question des bénéfices d'autres nutriments, comme le gingko biloba ou les omega 3. Enfin, alors que de nombreuses pistes suivies jusqu'ici pour traiter la maladie après l'apparition de la démence ont été vaines, plusieurs essais cliniques sont en cours pour réduire la dégénérescence du cerveau. On peut citer tout récemment l'espoir de thérapie génique lié à la découverte de l'action d'une enzyme, connue sous le nom BACE2 qui détruit la protéine toxique bêta-amyloïde qui « envahit » le cerveau des patients atteints par la maladie.

La société: Au-delà de la recherche, le thème 2012 de cette Journée est la démence: Vivre ensemble. Objectif, réduire la stigmatisation associée à la démence et ouvrir les collectivités aux patients en leur offrant, ainsi qu'aux aidants, une gamme de programmes, comme des ateliers et des événements sociaux et, dans l'idéal, construire peu à peu une société où les personnes atteintes de démence et leurs familles peuvent vivre sans la peur de la discrimination.

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