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La PERSONNALITÉ reflète-t-elle l'espérance de vie?

Actualité publiée il y a 8 années 6 mois 2 semaines
PLoS ONE

Les comportements à risque peuvent conduire à la mort prématurée - chez l'homme et l’évolution des espèces est un constant arbitrage entre l'audace ou la prise de risque et le niveau d'activité, et la survie. Ainsi, bouger moins, manger moins peut, dans certaines limites, permettre de vivre plus longtemps. Cette étude de l’Université de Zurich s’est « amusée » à tester cette théorie sur la souris et confirme dans la revue PLoS ONE, que chez l’animal aussi, Vivre vite, c’est mourir jeune.


La théorie de l'histoire des traits de vie: L'évolution est un compromis perpétuel, entre des caractéristiques majeures ayant un lien direct avec la reproduction ou la survie. Des contraintes génétiques nous empêchent de maximiser tous nos traits d'histoire de vie et nous contraignent à opter pour des compromis, évolutifs, entre les différents traits d'histoire de vie, et à investir, au cours de l'évolution, plutôt sur la croissance et la reproduction.

Ainsi, des sujets ayant une longue espérance de vie, auront aussi une personnalité déterminée, plutôt timide, moins active, plus prudente et moins aventureuse que les personnes ayant une espérance de survie plus faible.

Vivre vite, mourir jeune : Ici, les chercheurs ont cherché à tester les prédictions de cette théorie de l'histoire des traits de vie sur des souris femelles présentant un profil génétique particulier (l'haplotype t), une variante génétique sur le chromosome 17 connue pour être liée à une vie plus longue. Cet haplotype t chez la souris est transmis par les males à 90% la progéniture. Mais les embryons qui héritent de copies des 2 parents, vont mourir avant la naissance. Les chercheurs voulaient vérifier la corrélation entre cet élément génétique et la personnalité des souris.

Les chercheurs montrent que les femelles à haplotype t, donc qui vivent plus longtemps, sont moins actives, consomment aussi moins de nourriture, sont moins « exploratoires » et expriment ainsi des traits de personnalité favorisant la prudence et une dépense d'énergie restreinte, conformément à la théorie. Ces souris femelles ayant une espérance de vie plus longue obéissent à la théorie, «vivre lentement, mourir vieux», alors que celles qui ont une espérance de vie plus courte vivent selon le principe du «vivre vite, mourir jeune ».

Mais tout est question d'équilibre, car si la théorie voudrait qu'il y ait, compte-tenu d'une espérance de vie plus longue, plus de souris avec haplotypes t. Pourtant il y en a « peu » chez les souris femelles. Les chercheurs supposent que la sélection ne favorise pas les souris trop prudentes. Il faut tout de même un niveau minimum d'audace, expliquent les auteurs, pour trouver de la nourriture et être capable de reproduire…

Source: PLoS ONE June 24, 2013. doi:10.1371/journal.pone.0067130 A selfish genetic element influencing longevity correlates with reactive behavioural traits in female house mice

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