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LONGÉVITÉ: Pour vivre plus longtemps, restons au frais

Actualité publiée il y a 6 années 9 mois 4 jours
Cell

Ces scientifiques de l’Université du Michigan savaient que les animaux à sang froid, comme les vers, les mouches et les poissons, qui vivent tous dans des environnements froids, vivent plus longtemps, ils ont voulu comprendre pourquoi. Leur découverte publiée dans l’édition du 14 février de la revue Cell suggère l’intervention d’un mécanisme génétique.

Ces chercheurs viennent d'identifier le programme génétique qui favorise la longévité des ascaris (C. elegans, une race de vers) dans des environnements froids, mais, surprise, ce programme génétique existe aussi chez les animaux à sang chaud et chez… les humains. La question qui vient à l'esprit est donc la possibilité que l'exposition à l'air froid, médiée par ce programme génétique, puisse favoriser la longévité chez les mammifères. C'est l'hypothèse qu'ont posée les Prs Shawn Xu et Bernard W. Agranoff Collegiate, co-auteurs de l'étude.


Basses températures et intervention génétique: Les scientifiques ont longtemps pensé que les animaux vivent plus longtemps dans des environnements froids en raison d'un processus thermodynamique passif, les températures basses réduisant la vitesse des réactions chimiques et ralentissant ainsi le rythme du vieillissement. Mais cette étude sur les ascaris montre que la longévité augmentée observée à basse température ne s'explique pas seulement par un taux réduit de réactions chimiques. C'est aussi un processus actif régulé par les gènes, expliquent les auteurs.

L'équipe constate en effet que l'air froid active un récepteur connu sous le nom de canal TRPA1, dans les cellules nerveuses et adipeuses des nématodes, qui transmet le calcium aux cellules. La voie signalisation atteint finalement un gène associé à la longévité, nommé DAF-16/FOXO. Ainsi, des vers « mutants » privés de TRPA1 ont une durée de vie raccourcie à basse température. Au-delà de l'implication de TRPA1, l'étude montre le rôle possible de la signalisation calcique sur la longévité.

Chez des animaux à sang chaud, comme les souris, un abaissement de la température centrale du corps de 12 degrés peut prolonger la durée de vie de 20%, mais cette méthode n'est pas « praticable » pour l'Homme ! En revanche, cette étude laisse entrevoir, avec la découverte du rôle de TRPA1, une autre voie, génétique, pour optimiser la longévité ?

Source: Cell 14 February 2013 doi:10.1016/j.cell.2013.01.020 A Genetic Program Promotes C. elegans Longevity at Cold Temperatures via a Thermosensitive TRP Channel

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