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PRÉMATURITÉ: Elle accroît de 50% le risque d'asthme durant l'enfance

Actualité publiée il y a 5 années 8 mois 6 jours
PLoS Medicine

Le syndrome de détresse respiratoire est l’une des complications « classiques » chez le nouveau-né prématuré. Cette méta-analyse de 30 études montre à quel point la prématurité peut augmenter le risque d'asthme et de respiration sifflante, durant l'enfance. Les conclusions, publiées dans PLoS Medicine, qui portent au total sur plus d’1,5 millions d’enfants, appellent à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et à développer les interventions préventives nécessaires.

Plus de 11 % des bébés dans le monde, naissent avant 37 semaines de grossesse et la prématurité reste, malgré d'importants progrès dans sa prise en charge, une cause majeure de décès infantiles : ainsi, plus de 1 million de bébés meurent chaque année de ses complications et le nombre de naissances prématurées continue à augmenter. Parmi les complications immédiates les plus courantes, le syndrome de détresse respiratoire.


Les chercheurs du Brigham and Women's Hospital (BWH) de Boston ont passé en revue 7 bases de données pour sélectionner finalement 30 études portant sur l'association entre la prématurité et le risque d'asthme / troubles de respiration sifflante. Ils ont ensuite compilé les données, portant, au total sur 1.543.639 enfants. Leur analyse confirme que la prématurité est associée à,

· - un risque accru de 71% de respiration sifflante (soit chez 13,7% des enfants nés prématurément vs 8,3 % chez les enfants nés à terme),

· - après ajustement avec d'autres facteurs de confusion possibles, ce risque reste significativement accru, de 46%,

· - ce risque apparaît particulièrement élevé soit multiplié par 3, chez les enfants nés très prématurés (< 32 semaines de grossesse).

Il est clair que la prématurité augmente fortement le risque d'asthme. Alors que plus de 11% des bébés naissent avant terme, étant donné que l'asthme est une maladie chronique, il y a urgence à améliorer la compréhension des mécanismes sous-jacents et de développer des actions de prévention, conclut le Dr Aziz Sheik, co-auteur de l'étude.

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