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Rejet des GREFFES d'organes: Sur la piste des Tregs

Actualité publiée il y a 9 années 2 mois 3 semaines
Science Translational Medicine

Le système immunitaire peut attaquer les organes transplantés, or certaines de nos défenses naturelles pourraient être «rééduquées» pour empêcher cette attaque lors des transplantations d'organes. Cette recherche menée sur l’animal s’est penchée sur l'isolement et la reproduction de certaines cellules du système immunitaire de l'homme, les Tregs ou lymphocytes T régulateurs qui peuvent bloquer les attaques de l'organisme sur les tissus du donneur. L'injection de ces cellules chez des souris qui avaient reçu une greffe de peau de l'homme, a permis de réduire l’attaque du système immunitaire. De premiers résultats “anti-rejet”, relayés dans l’édition du 18 mai de la revue Science Translational Medicine.

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Actuellement, les personnes qui reçoivent une greffe doivent prendre des médicaments pour stopper le rejet de greffe. Ces médicaments suppriment la réaction du système immunitaire, rendant la personne plus vulnérable aux infections et augmentant leur risque de cancer. Si des moyens plus ciblés pour stopper uniquement la réaction du système immunitaire d'attaque de la greffe pouvaient être développés, cela pourrait réduire ces effets secondaires.


Cette étude, chez l'animal, menée par des chercheurs du King's College de Londres est justement une étape prometteuse vers cet objectif. Elle a porté sur les cellules du système immunitaire appelées lymphocytes T régulateurs, ou Tregs, qui peuvent supprimer l'activation du système immunitaire. Les Tregs ont des «objectifs» bien spécifiques au sein du système immunitaire et il s'agissait d'isoler ici les Tregs qui sont spécifiquement ciblées contre les "cellules anti-donneur». Mais isoler ces cellules Treg spécifiquement ciblées puis générer un grand nombre d'entre elles en laboratoire n'avait pas encore été possible.

Les chercheurs ont d'abord réalisé une série d'expériences pour développer des méthodes pour isoler les cellules Treg ciblées contre les cellules anti-donneur, puis les amener à se multiplier en laboratoire. Ils ont ensuite réalisé des tests sur un modèle de souris “humanisé” transplanté avec des cellules immunitaires humaines. Ces souris ont également reçu une petite (1cm2) greffe de peau humaine.

Certaines souris ont ensuite reçu une injection de cellules Treg qui ciblent spécifiquement les cellules anti-donneur. Après quatre à six semaines, les chercheurs ont examiné les greffes de peau et constatent qu'ils ont pu susciter une population de cellules Treg humaines ciblées contre les cellules anti-donneur, que ces cellules parvenaient à supprimer les cellules du système immunitaire qui ciblent le tissu transplanté et qu'après 4 à 6 semaines, ces cellules Treg avaient pu réduire les dommages causés à la greffe. Les greffes de peau chez les souris injectées avec de cellules Treg ciblées ressemblaient à une peau saine sous microscope.

Les chercheurs concluent que la sélection et génération, maintenant réussie, d'un grand nombre de cellules Treg ciblées pourraient prochainement être viable pour une utilisation clinique à grande échelle et améliorer les traitements actuels anti-rejet.