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SOCIÉTÉ: Toucher l'autre sans geste déplacé

Actualité publiée il y a 4 années 10 mois 3 semaines
PNAS

Toucher l’autre par un geste amical ou affectueux permet de communiquer une émotion positive et de créer du lien social. Des cartes du corps qui précisent où toucher ne devient pas pour l’autre un geste déplacé, c’est ce que nous proposent ces chercheurs britanniques dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS). Leurs conclusions, issues d’une enquête menée sur plus de 1.300 participants de 5 pays, montrent aussi les associations entre l’endroit du corps et le message transmis avec ce contact physique et social.

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Peut-on vous toucher « facilement », sans que le geste vous paraisse déplacé ? La plupart d'entre nous dira que cela dépend de qui vous touche. Ici, les chercheurs de l'Université d'Oxford et d'Aalto (Finlande) vont un peu plus loin en cartographiant les zones du corps « admissibles » au toucher en fonction de la proximité de la relation, parent, ami ou simple relation.


L'étude a demandé à 1.368 participants de Finlande, France, Italie, Russie et Etats-Unis de préciser ces zones du corps en fonction du type de l'intimité de la relation préexistante. Leurs réponses ont été combinées pour créer ces cartes qui montrent comment les zones du corps sont liées à des relations particulières et quelles zones restent taboues, en fonction toujours de la relation.

Ces données confirment d'une manière générale, que,

· toucher l'autre est bien considéré comme une expression de lien social,

· nous ne nous lassons pas de ce geste social avec le temps,

· la zone « tactile » autorisée dépend étroitement du plaisir apporté par le toucher. Plus ce plaisir est élevé, plus nous sommes sélectifs sur ceux qui peuvent « y accéder »,

· ici, c'est relation plutôt que la familiarité qui importe : ce n'est pas une question de fréquence de contact social mais d'intimité de la relation qui autorise certaines zones plus sélectives,

· le contexte et la situation participent aussi au ressenti. Un même geste pourra paraître réconfortant dans un certain contexte et déplacé dans un autre,

· les femmes sont plus à l'aise que les hommes avec ce contact,

· les hommes sont très restrictifs quand il s'agit de leurs organes génitaux.

· Si les influences culturelles sont mineures, les Britanniques sont moins à l'aise avec le toucher que les participants des autres pays, les Finlandais sont les plus à l'aise avec ce mode de communication sociale.

Les cartes : (Cliquer ci-contre) Chaque chiffre correspond à une relation différente pour les répondants. Les zones rouges et bleues pour la relation correspondent respectivement aux femmes et aux hommes. Le bleu délimite les zones taboues, les couleurs claires indiquent une plus grande acceptabilité d'être touché.

Finalement le ressenti au toucher de l'autre apparaît comme une sensation partagée à l'identique. Quelle que soit la culture et en dépit des nouveaux médias sociaux, le toucher reste un mode de communication social universel. Bref, toucher l'autre, reste un langage social majeur pour établir et maintenir les liens entre les personnes.

Source: PNAS September 29, 2015 Doi :10.1073/pnas.1519231112 Topography of social touching depends on emotional bonds between humans

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