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SOCIO: Et si Facebook rendait « malheureux »?

Actualité publiée il y a 5 années 9 mois 1 semaine
PLoS ONE

Les quelques études publiées sur l’usage de Facebook font état d’effets cognitifs et neurologiques, positifs comme négatifs, cependant cette étude internationale alerte sur l’effet « tristesse » du réseau social. Des conclusions publiées dans la revue PLoS ONE, qui vont dans le sens d’une Facebook depression déjà évoquée par les psychiatres américains.

La question mérite d'être étudiée alors que plus d'un milliard de personnes et organisations sont sur Facebook. Mais l'étude est petite et n'apporte en l'état qu'une indication. Les chercheurs des Universités du Michigan (US) et de Louvain (Belgique) ont voulu savoir si les gens déjà tristes augmentent leur utilisation de Facebook, ou si Facebook rend malheureux. Ils concluent sur un sens précis de la relation entre l'humeur et le réseau social : L'utilisation de Facebook rendrait malheureux. Une conclusion qui fait et fera encore débat.


82 jeunes américains ont utilisé FB durant 2 semaines : Les auteurs ont défini le bien-être comme une gamme d'émotions et de sentiments positifs comme le bonheur personnel, l'optimisme et une bienveillance chaleureuse pour les autres et ont mené cette étude observationnelle sur 2 semaines auprès de 82 jeunes américains, équipés de smartphones et de comptes Facebook. Au début de l'étude, les participants ont autoévalué par questionnaire leur satisfaction dans la vie, leur niveau d'estime de soi et leur niveau éventuel de dépression. Durant les 2 semaines de suivi, ils recevaient 5 fois par jour des sms avec un lien vers un questionnaire qui évaluait en temps réel, leur humeur, leur anxiété, leur degré de solitude, leur utilisation de Facebook depuis le dernier sms. A la fin de l'étude, les participants ont à nouveau auto-évalué par questionnaire leur satisfaction dans la vie.

L'analyse constate que,

· plus les participants avaient utilisé Facebook, « moins bien » ils se sentaient,

· plus leur satisfaction de la vie ou bien-être cognitif était diminué,

· plus ils avaient interagi avec d'autres utilisateurs, plus leur bien-être affectif était élevé, mais pas leur bien-être cognitif,

· et quelle que soit l'importance de leur réseau, la nature de leurs motivations pour l'utilisation de Facebook, le sexe, la solitude, l'estime de soi ou l'état préexistant de dépression.

La conclusion des auteurs est donc critique et s'ils reconnaissent que Facebook est un outil social devenu indispensable, son utilisation chez les jeunes adultes « porte atteinte » à leur satisfaction dans la vie.

D'autres études seront nécessaires pour préciser les effets des réseaux encore récents, que ce soit en bien ou en mal, sur la psychologie humaine cependant c'est une nouvelle preuve de leurs effets indiscutables sur l'humeur, le comportement et la santé émotionnelle.

Source: PLoS One doi:10.1371/journal.pone.0069841 online August 14 2013 Facebook Use Predicts Declines in Subjective Well-Being in Young Adults

Lire aussi: FACEBOOK Addiction: Plus forte qu'une pulsion sexuelle!

La "Facebook depression", phénomène ou vraie maladie? -


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