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TABAGISME PASSIF: Il pollue aussi le comportement de l'enfant

Actualité publiée il y a 3 années 11 mois 4 semaines
PLoS ONE

Le tabagisme durant la grossesse entraîne un risque reconnu pour le développement du fœtus avec de nombreuses conséquences possibles, physiologiques, mais aussi un risque de troubles du déficit de l'attention et du comportement. L’exposition de l’enfant au tabagisme passif entraine lui-aussi de nombreux effets documentés sur la santé, métabolique, cardiaque et pulmonaire de l’enfant, mais aussi sur le développement du cerveau. C’est ce que confirme cette étude de l’Inserm, présentée dans la revue PLoS ONE.


L'étude a examiné l'association entre l'exposition à la fumée du tabac, in utero et après la naissance, et les troubles du comportement chez 5.221 enfants exposés. Les parents ont renseigné les troubles du comportement de l'enfant en répondant au questionnaire SDQ (The Strengths and Difficulties Questionnaire). L'analyse des données révèle, sans surprise, que,

· l'exposition de l'enfant au tabagisme passif est liée au risque de troubles émotionnels et du comportement chez l'enfant,

· cette association est plus forte en cas d'exposition in utero et après la naissance.

· le risque de troubles émotionnels lié à l'exposition au tabagisme passif prénatale et postnatale est accru de 72%,

· le risque de troubles émotionnels lié à l'exposition au tabagisme passif postnatale est accru de 38%,

· le risque de troubles du comportement lié à l'exposition au tabagisme passif postnatale est accru de 94%,

· et de 47% en cas d'exposition postnatale seulement.

· Ces conclusions valent après ajustement des facteurs de confusion possibles comme le sexe, l'origine ethnique, l'âge de l'enfant, le niveau d'éducation des parents, la composition du foyer et la fratrie, le diagnostic de l'asthme…

C'est donc la confirmation, ici d'une association, entre exposition au tabagisme passif et risque de troubles du comportement chez l'Enfant, à l'identique de l'exposition à la pollution et notamment celle liée au trafic routier et ce même risque. Une association qui s'explique ici, précisent les chercheurs de l'Inserm, par les effets neurotoxiques de la nicotine sur le cerveau, qui « stimule les récepteurs acétylcholiniques et entraîne des altérations structurelles du cerveau ».

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