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TROUBLE BIPOLAIRE: 13 caractéristiques portant sur le sommeil et l'éveil

Actualité publiée il y a 4 années 1 mois 3 semaines
PNAS

Cette étude de l’Université du Texas (UT) et de l’UCLA identifie une douzaine de traits majoritairement hérités, liés aux cycles de sommeil, du réveil et des activités, associés au trouble bipolaire sévère. Des traits chromosomiques spécifiques qui apportent également des indices importants sur la nature génétique de la maladie et ouvrent de nouvelles voies pour la prévention et le traitement de ce trouble. Conclusions dans les Actes de l'Académie des Sciences américaine.

Le trouble bipolaire, maniaco-dépressif, induit des changements d'humeur ou « épisodes » dramatiques durant lesquels le sujet est soit trop excité, irritable ou explosif, soit très triste ou déprimé, soit dans un état mixte. On pense que les causes du trouble bipolaire (BP) sont à la fois génétiques et environnementales. La perturbation des rythmes circadiens dont les cycles du sommeil a été impliquée dans ces sautes d'humeur. Les patients atteints de trouble bipolaire se réveillent souvent plus tard et en moyenne, dorment plus, et peuvent ne rester actifs que pendant des périodes plus courtes. Ces patients présentent en général également un plus faible niveau d'activité durant la période d'éveil et de plus forte variations dans leurs cycles de sommeil/réveil.


L'étude implique plus de 500 membres de 26 familles sélectionnées en raison de leurs nombreux membres atteints de trouble bipolaire sévère. C'est d'ailleurs la première enquête génétique de cette ampleur à évaluer ces données de rythme circadien et de sommeil chez un tel échantillon de personnes atteintes. L'analyse identifie, en corrélation avec le trouble bipolaire, 13 traits génétiques (ou endophénotypes) du sommeil et de l'activité, dont la plupart sont hérités. Certains de ces traits sont de plus liés à un chromosome spécifique.

Il s'agit précisément de 13 marqueurs dont la moyenne de la durée d'éveil, l'amplitude réveil-sommeil, l'acrophase ou pic d'activité, la stabilité/variabilité de l'activité sur la période d'éveil, l'amplitude d'activité relative d'un jour à l'autre, la durée des phases de sommeil durant la période de sommeil mais aussi celle de l'éveil, le temps de sommeil décalé, le délai d'endormissement, le nombre total d'épisodes d'éveil après l'apparition du sommeil. Il devient, à partir de là, possible de dessiner une signature des effets de ce trouble sur le rythme circadien, voire une signature diagnostique du trouble lui-même.

Le Dr Joseph Takahashi, chercheur au Howard Hughes Medical Institute à l'UT et auteur principal de l'étude, parle d'une étape clé dans l'identification des causes génétiques de ce trouble et envisage de nouvelles cibles thérapeutiques.

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