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Journée mondiale contre le CANCER 2013: 4 mythes à combattre

Actualité publiée il y a 5 années 10 mois 1 semaine
World Cancer Day

La Journée mondiale contre le cancer 2013, du 4 Février, se mobilise, cette année contre les idées fausses sur la maladie. 4 mythes doivent tomber pour laisser place à une meilleure connaissance générale du cancer et à des objectifs communs pour vaincre ces facteurs évitables, qu’ils soient environnementaux ou infectieux.

Les 4 mythes qui doivent tomber sont ceux qui limitent le cancer à une simple question de santé comme une autre, une maladie spécifique aux pays riches et développés et aux personnes âgées, à une maladie forcément mortelle ou encore à un signe du destin. Cancer, le saviez-vous? · Le cancer n'est pas une question de santé comme une autre. Ses implications sont immenses, sa menace réelle pour le développement. Alors qu'un cas de cancer et un décès lié au cancer sur 2 surviennent dans les pays en développement, la maladie aggrave la pauvreté dans le monde en dégradant le revenu des familles et la productivité. La charge du cancer qui touche les femmes en âge de procréer, remet également en cause l'amélioration de la santé des femmes et l'égalité entre les sexes. Ainsi, dans de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire, les femmes sont aujourd'hui confrontées au double fardeau du cancer du col de l'utérus et du sein, à l'origine de plus de 750.000 décès chaque année dans le monde. · Le cancer n'est pas qu'une maladie de « riches » ou de « vieux » : Le cancer est aujourd'hui à l'origine de plus de décès dans le monde que le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme réunis. Sur les 7,6 millions de décès liés au cancer dans le monde en 2008, plus de 55% surviennent dans les régions les moins développées, touchant les femmes même jeunes. Sans intervention, en 2030 le cancer du col de l'utérus pourrait tuer plus de 400.000 femmes par an, presque toutes dans les pays à plus faible revenu. · Le cancer n'est pas forcément mortel : De nombreux cancers peuvent aujourd'hui être guéris. Les progrès réalisés dans la compréhension du risque, la prévention, le dépistage précoce et le traitement se sont traduisent par de meilleurs résultats pour les patients. Les cancers dépistés au stade initial entraînent moins souvent la mort. Les dépistages précoces du cancer du sein et du col de l'utérus ont permis, dans certains pays de réduire de 30% les taux de mortalité. Ainsi, le dernier rapport annuel de l'American Cancer Society (2013), qui porte certes sur les Etats-Unis, montre, en 20 années, 1,2 millions de décès par cancer prévenus soit plus de 150.000 pour la seule année 2009. Et si, en Europe, son incidence est à la hausse, la mortalité globale par cancer est en baisse. · Enfin le cancer n'est pas inscrit dans notre destin : Il y a d'abord les facteurs évitables, liés au mode de vie comme l'alcool, le régime alimentaire et le manque d'activité physique qui peuvent être corrigés. Le tabagisme à lui seul représente 71% des décès par cancer des poumons et au moins 22% de l'ensemble des décès par cancer. 27 à 38% des cancers principaux pourraient être évités par un meilleur régime alimentaire, une activité physique plus importante et une masse graisseuse plus faible. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les facteurs infectieux s'ajoutent aujourd'hui aux facteurs environnementaux. Sur près de 13 millions de nouveaux cas de cancer chaque année dans le monde, environ 2 millions seraient causés par des maladies infectieuses, donc évitables. Helicobacter pylori, VHB et VHC, HPV…tous ces agents infectieux contre lesquels il existe des traitements, sont des facteurs majeurs, mais également évitables de cancers.


Le cancer n'est donc pas inscrit dans le destin. Grâce à des stratégies appropriées, un tiers des cancers les plus fréquents pourraient être évités.

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