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NUMERUS CLAUSUS: Relevé à 8000 contre l'avis des Doyens de faculté

Actualité publiée il y a 10 années 1 mois 3 semaines
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Le Ministre de la Santé vient, au 8 décembre, d’annoncer le relèvement du numérus clausus à 8.000 étudiants admis en seconde année dès l’été prochain. Une mesure qui ne recueille pas l’assentiment des Doyens de faculté et ne suffira pas à répondre au problème des déserts médicaux.

Ces 8.000 étudiants seront composés de 7.500 étudiants admis à l'issue de la première année commune aux études de santé et de 500 étudiants issus des grandes écoles en admission directe en deuxième année. Rappelons que le numerus clausus a déjà doublé entre 1998 et 2010, passant par paliers réguliers de 3.583 à 7.403.


Pour le Ministre de la Santé, c'est une manière de lutter contre les déserts médicaux et de s'adapter à l'évolution des pratiques médicales, en particulier au développement des remplacements aux dépens des installations. Aujourd'hui, moins d'un médecin sur 10 nouvellement inscrit au tableau de l'Ordre se tourne vers une activité libérale et plus de 40% des nouvelles inscriptions sont des diplômés étrangers.

Contre l'avis des Doyens de fac: Annoncée il y a déjà quelques jours, le principe de la mesure avait déclenché une réaction hostile de Conférence des Doyens des facultés qui estiment que les facultés de médecines déjà au maximum des possibilités humaines et matérielles. Les doyens proposaient plutôt le développement de nouveaux métiers médicaux, l'élargissement de la délégation de tâches avec des formations adaptées à la clé.

Pourtant en France, le nombre de médecins en France n'a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui, soit 214.000 médecins en activité soir une augmentation de 22% en 20 ans, pour une augmentation de la population française de seulement 10% sur la même période. L'existence de déserts médicaux serait plutôt liée à une mauvaise répartition des médecins. Ainsi, aujourd'hui, 8 départements ont une densité médicale inférieure de 30% à la densité moyenne nationale alors que 6 autres présentent au contraire une densité supérieure de 30% à la moyenne nationale, dont la région parisienne.

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