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TRAUMA de la MOELLE ÉPINIÈRE: Une prise en charge à repenser, selon l'Académie

Actualité publiée il y a 6 années 12 mois 4 jours
Académie Nationale de Médecine

Avec 2.200 traumatismes de la moelle épinière par an en France dont plus de la moitié chez des jeunes de moins de 25 ans, donnant lieu à des conséquences graves pour les victimes et des coûts élevés pour la société, l’organisation de la prise en charge des blessés doit être repensée, explique dans un communiqué du 14 février, l’Académie de médecine.

La prise en charge en urgence des traumatismes de la moelle épinière, liés à 70% à des accidents de la voie publique reste très inégale selon les régions, y compris en Ile de France, et représente une perte de chance importante pour le blessé.


En particulier, alors que 20% des victimes en présentent un, le traumatisme médullaire doit être systématiquement recherché devant un traumatisme crânien en particulier parce qu'il semble être prédicteur de la gravité de l'atteinte du parenchyme cérébral et doit pris en charge de manière spécifique. Tout comme les séquelles cognitives fréquemment associées aux traumatismes crâniens

Nombre de séquelles irréversibles sont dues à une erreur d'aiguillage.

La fenêtre de prise en charge étroite de 3 à 6 heures après le traumatisme est liée à la vitesse avec laquelle le tissu nerveux est décomprimé et l'étui osseux vertébral qui l'entoure, réaligné et stabilisé chirurgicalement. En cas d'erreur d'aiguillage, les conséquences sont irréversibles. Ainsi, 3 à 25% des lésions de la moelle épinière s'aggravent durant le transport à l'hôpital, ou durant les premières phases des soins et 25 % de paraplégies incomplètes au moment de l'accident deviennent complètes si les blessés arrivent trop tard à l'hôpital.

Développer les centres spécialisés et les faire mieux connaître : Tous les CHU des principales villes de France, ne disposent pas de centres capables d'accueillir ces blessés 365 jours par an avec la présence 24h/24h d'équipes d'imagerie, d'anesthésie et de chirurgie entraînées à cette pratique. Or, le pronostic vital, la diminution des complications et la récupération neurologique sont améliorés de 50 % quand les patients ont été traités dans des unités spécialisées en traumatisme de la moelle. En pratique, le blessé devrait pouvoir être transféré dans un délai de 2 à 3 heures maximum dans un centre de référence pour recevoir les soins adéquats dans les délais impartis de 3 à 6 heures. En dépit d'un accord survenu en 2009 entre les pompiers et le SAMU, l'identification des centres reste insuffisante.

L'Académie recommande que, dans le cadre du parcours de soins, ces centres soient spécifiquement identifiés et labellisées afin que les opérateurs du SAMU puissent y transporter les blessés concernés dans les meilleurs délais pour un meilleur gain de chance.

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