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BIOLOGIE: En pleine nature, le sexe tue

Actualité publiée il y a 7 années 11 mois 2 semaines
Institut Max Planck

L'accouplement ne conduit pas nécessairement au plaisir ou à la descendance, au moins pour les mouches. Car chez les mouches, « sex kills », nous apprend cette étude originale de l'Institut Max Planck. Le bourdonnement produit par les mâles durant l’accouplement est un signal de vulnérabilité pour les chauves-souris qui, à l’affut d’un repas, repèrent ainsi une double portion. L’accouplement, du moins dans la nature, pourrait donc aussi être un acte risqué ?

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Stefan Greif, de l'Institut Max Planck d'ornithologie a étudié sur le long terme les chauves-souris sauvages pour démontrer l'idée, déjà suggérée par de nombreux chercheurs, que des animaux en train de copuler courent le plus grand risque d'être dévoré par un prédateur. L'accouplement est une activité dangereuse parce que l'attention à l'environnement est souvent réduite et, pour cette raison, la durée de l'accouplement est généralement très courte. En dehors de la baisse d'attention, la capacité de fuite est réduite ainsi que la capacité de concentration…


Stefan Greif vient donc d'apporter la preuve expérimentale de ce phénomène en analysant des enregistrements vidéo d'une communauté de 9.000 mouches domestiques et de chauves-souris vivant dans une étable. Les chercheurs constatent que les mouches volent rarement la nuit et la plupart du temps restent sur le plafond. Pour les chauves-souris, les identifier par écholocation est presque mission impossible. Sauf lorsque les mouches mâles s'accouplent. Parce que les mâles produisent alors des bourdonnements à larges fréquences qui peuvent être repérés par les chauves-souris. 5% des couples de mouches se feront alors attaquer et dévorer par les chauves-souris et, sur une durée de 4 ans, 26% des couples « y passeront ».

Stefan Greif résume son étude simplement «Le sexe tue ».

Source: Max Plank Gesellschaft « Caught in the act: Bats use the sound of copulating flies as a cue for foraging” (Visuesl© Stefan Greif / MPI for Ornithology)

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