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ALZHEIMER: La Vitamine D, une thérapie possible?

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 2 semaines
Journal of Alzheimer's Disease

Ces scientifiques de l’université de Californie (UCLA) viennent d’identifier des mécanismes intracellulaires régulés par la vitamine D3 qui pourraient aider le corps à éliminer du cerveau les protéines bêta-amyloïdes, la principale manifestation de la maladie d'Alzheimer. Ces conclusions, publiées dans l’édition du 6 Mars du Journal of Alzheimer's Disease, montrent comment la vitamine D3 peut activer des gènes et des voies de signalisation clés pour aider le système immunitaire à se débarrasser de la protéine bêta-amyloïde. De précédentes recherches de la même équipe ont montré que certains types de cellules immunitaires chez les patients atteints d'Alzheimer peuvent répondre à une thérapie par vitamine D3 et curcumine, une substance chimique du curcuma, en stimulant le système immunitaire à effacer les protéines bêta-amyloïdes. Mais les chercheurs ne savaient pas l’expliquer.

«Cette nouvelle étude a permis de clarifier les mécanismes clés, ce qui nous aidera à mieux comprendre l'utilité de la vitamine D3 et de la curcumine comme thérapies possibles pour la maladie d'Alzheimer», explique l'auteur de l'étude, le Dr Milan Fiala, chercheur à l'École de médecine d'UCLA.


La vitamine D3 régulateur possible de l'activité des macrophages : Pour cette nouvelle étude, les scientifiques ont prélevé des échantillons de sang de patients atteints d'Alzheimer et de sujets sains, puis isolé des cellules immunitaires du sang appelées macrophages, qui peuvent ingérer les bêta-amyloïdes ou d'autres déchets dans le cerveau et le corps. L'équipe a incubé ces macrophages avec les bêta-amyloïdes. Une forme active de la vitamine D3 a été ajoutée à quelques-unes des cellules afin d'évaluer l'effet sur l'absorption des bêta-amyloïdes. Les chercheurs constatent que dans les macrophages, l'ajout de dihydroxyvitamine D3 joue un rôle clé dans l'ouverture de canaux chlorure importants dans le processus de phagocytose. Ils suggèrent que des formes actives de la vitamine D3 peuvent être un régulateur important de l'activité immunitaire des macrophages, en les aidant à effacer les plaques amyloïdes en régulant l'expression des gènes ou en modifiant les ​​structures physiques des cellules.

Bientôt des essais cliniques ? Selon l'équipe, l'une des prochaines étapes de la recherche sera un essai clinique pour évaluer l'impact de la vitamine D3 sur des patients atteints de maladies d'Alzheimer. Des études antérieures ont déjà montré qu'un faible niveau sérique de 25-hydroxyvitamine D3 peut être associé à un déclin cognitif. Il est évidemment trop tôt pour recommander une dose de la vitamine D3 pour ralentir la progression de la maladie d'Alzheimer, précisent les chercheurs.

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