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ALZHEIMER: Un traitement oral bloque la neurodégénerescence chez la souris

Actualité publiée il y a 5 années 2 mois 3 jours
Science Translational Medicine

C’est la première fois que des chercheurs, ici des Universités de Leicester et de Nottingham, réussissent à empêcher totalement la mort des cellules du cerveau, lors d’un processus similaire à celui associé à la maladie d'Alzheimer. Cet essai, sur la souris, d'un nouveau médicament, marque, selon les scientifiques, une étape historique vers un traitement efficace de la maladie d'Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives. Ces travaux viennent d’être publiés dans la revue Science Translational Medicine.


Car les médicaments actuels pour la maladie d'Alzheimer, dont l'efficacité reste sujette à discussion, ne font au mieux que ralentir la vitesse à laquelle la mort cellulaire se produit dans le cerveau. Ici, les chercheurs ont exploré le mécanisme touchant les cellules cérébrales en cause dans les maladies à prions comme la maladie de Creutzfeldt- Jacob (MCJ). Certains des composés chimiques impliqués dans ce processus, sont également observés en concentrations élevées dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer (MA), la maladie de Parkinson et les scléroses latérales amyotrophiques. Les scientifiques ont infecté des souris avec une maladie à prion afin de provoquer une accumulation de protéines anormales dans le cerveau, bloquant la production de protéines normales, entraînant la mort des cellules du cerveau, la perte de mémoire et des capacités cognitives. Bref, un processus similaire à celui observé chez les humains atteints de la maladie d'Alzheimer.

· 7 semaines après l'infection, 20 souris ont été traitées avec le médicament (« kinase PERK ») par voie orale 2 fois par jour et 9 souris ont reçu un placebo,

· 9 semaines après l'infection, alors que des signes de déclin cognitifs étaient déjà visibles, 9 souris ont été traités vs un groupe témoin de 8 souris sous placebo.

12 semaines après l'infection, aucune des 29 souris traitées à 7 semaines, avant les premiers signes, ne présentait de signes de la maladie alors que les 17 témoins étaient en phase terminale. Globalement, le médicament ne permet pas de réduire la quantité de protéines anormales qui s'accumulent dans le cerveau des souris, mais « efface » tous les troubles liés à cette accumulation. Dans le second groupe de souris, dont le traitement a commencé après l'apparition des premiers signes, le traitement ne permet pas de restaurer la mémoire et d'effacer certains troubles du comportement.

Seul « hic », les souris traitées ont perdu plus de 20% de leur poids corporel.

Le nouveau médicament est donc capable de bloquer le processus de mort cellulaire et les souris traitées ne développent pas les symptômes comportementaux et cognitifs habituels de la maladie. Ces résultats doivent évidemment être confirmés chez l'homme, les effets indésirables possibles doivent être précisés, mais ces premiers résultats sont très encourageants. Même si… le développement d'un traitement pour l'Homme pourrait mettre plusieurs années.

N.B. L'un des chercheurs de l'étude est actionnaire de GlaxoSmithKline, la société qui détient le brevet pour le médicament à l'étude.

Source: Science Translational Medicine October 9 2013 DOI: 10.1126/scitranslmed.3006767 Oral Treatment Targeting the Unfolded Protein Response Prevents Neurodegeneration and Clinical Disease in Prion-Infected Mice

Lire aussi: ALZHEIMER: Les américains vont-ils enterrer la piste «Amyloïde» ?

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