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ASTHME: Vers un vaccin par intramusculaire?

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 2 semaines
Inserm et Human Gene Therapy

Pouvoir vacciner contre l’asthme serait la solution idéale. Ces chercheurs de l’Inserm et du CNRS sont proches d’y parvenir car leur vaccin expérimental contre l’un des allergènes les plus fréquents chez les patients asthmatiques, injecté par intramusculaire, vient de faire ses preuves d’efficacité sur la souris. L’astuce, un nanovecteur, une sorte de "taxi moléculaire" qui transporte une séquence d’ADN de l'allergène dans les cellules musculaires permettant une synthèse protéique de l’allergène et une réduction de l’hypersensibilité et de la réponse inflammatoire associée. Ces conclusions viennent d’être présentées dans l’édition du 19 mars de la revue Human Gene Therapy.

L'asthme allergique est une maladie respiratoire chronique affectant 300 millions de personnes dans le monde, rappelle l'Inserm. Le nombre de personnes asthmatiques a doublé ces dix dernières années et près de 250.000 personnes meurent prématurément chaque année de cette affection. L'asthme est causé par une réactivité anormale aux allergènes, une hypersensibilité qui entraine une inflammation importante au niveau des bronches et des bronchioles. Le traitement actuel par corticoïdes traite les symptômes mais ne guérit pas. L'immunothérapie ou "désensibilisation" parvient à réduire l'hypersensibilité et les symptômes de l'asthme, grâce à l'administration répétée de doses croissantes d'allergène, avec une efficacité variable selon les patients. Un vaccin serait donc l'idéal. Séquences ADN via nanovecteur : Ces chercheurs ont développé une technique de vaccination basée les séquences d'ADN des allergènes responsables de l'allergie, ont testé, sur l'animal, l'efficacité de ce mode de vaccination contre un allergène spécifique, Derf1, un allergène très commun véhiculé par un acarien. En associant les séquences génétiques de l'allergène Derf1 avec un nanovecteur (vignette) ou "taxi moléculaire", les chercheurs ont permis le transport de ces séquences dans les cellules musculaires de souris.


Une réponse immunitaire non allergisante à l'allergène: Sur des modèles de souris asthmatiques, les chercheurs constatent une fabrication d'anticorps et une réponse cellulaire spécifique qui incite le système immunitaire à une réponse non allergisante, protectrice lors de l'exposition à l'allergène. Après 2 injections administrées à 3 semaines d'intervalle, les chercheurs constatent sur les souris une réduction significative de leur hypersensibilité et des niveaux d'inflammation.

Les chercheurs suggèrent donc l'efficacité de cette vaccination à ADN par nanovecteur et envisagent les essais cliniques chez l'Homme.

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