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CHIMÉRISME: Les cellules souches pour stimuler la greffe de rein

Actualité publiée il y a 8 années 3 mois 3 semaines
Science Translational Medicine

Les cellules souches peuvent permettre d’éviter le rejet d’un rein en cas de greffe. L’injection de cellules souches simultanément à une greffe de rein pourrait même aller jusqu’à supprimer la nécessité d’un traitement immunosuppresseur à vie -pour éviter le rejet du système immunitaire-, selon cette étude américaine, financée par les National Institutes of Health (NIH) et publiée dans l’édition du 7 mars de la revue Science Translational Medicine. Ces premiers résultats, obtenus sur 8 patients seulement, pourraient avoir des implications importantes pour l'avenir des greffes d'organes.

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Ces chercheurs du Comprehensive Transplant Center du Northwestern Memorial Hospital (Chicago) détaillent les résultats de 8 transplantations expérimentales de reins de donneurs vivants sur des patients âgés de 29 à 56 ans. Les donneurs ont non seulement donné un rein, mais des cellules souches du sang ou cellules souches hématopoïétiques (CSH) - capables de se développer en n'importe quel type de cellule sanguine dont les cellules du système immunitaire-.


Les patients receveurs ont subi une chimiothérapie et une radiothérapie pour réprimer leur propre système immunitaire puis ont été transplantés avec le rein et les cellules souches. L'objectif était de contribuer à prévenir le rejet de l'organe par la réponse du système immunitaire.

Cette recherche est une étude dite de "chimérisme" car le receveur de la greffe a, à la fois ses propres cellules immunitaires et celles qui viennent du donneur. Si l'objectif est d'empêcher le corps de rejeter la greffe, il y a le risque connu sous le nom de maladie du greffon contre l'hôte (graft-versus-host disease ou GVHD) liée à l'attaque des cellules immunitaires du donneur des tissus sains de l'hôte. Un autre risque possible est le syndrome de prise de greffe, un syndrome caractérisé par la fièvre, une éruption cutanée ou d'autres symptômes.

Un mois après la transplantation,

- le niveau du chimérisme dans le sang des receveurs varie entre 6 et 100%.

- Deux mois après la transplantation, un patient a développé une infection sanguine virale et un caillot de sang dans l'une de ses artères rénales.

- 2 patients n'ont montré qu'un chimérisme léger et ont dû être maintenus sous traitement immunosuppresseur à faible dose.

- 5 patients ont montré un « chimérisme durable » et ont pu être sevrés de traitement immunosuppresseur un an après leur greffe. Aucun des receveurs n'a développé de GVHD ou de syndrome de prise de greffe.

En conclusion, 5 des 8 patients ont pu cesser leur traitement par immunosuppresseurs un an après la greffe, et n'ont montré aucun signe de réaction immunitaire contre leurs tissus sains, une complication possible de ce type de traitement.

Les chercheurs concluent donc que la transplantation de cellules souches hématopoïétiques est un moyen sûr, pratique et reproductible d'induire un chimérisme durable permettant de libérer certains patients greffés de la nécessité d'un traitement immunosuppresseur dans l'année de la transplantation.

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