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PARKINSON : La carence en vitamine D, une constante de la maladie précoce

Actualité publiée il y a 8 années 6 mois 1 semaine
Archives of Neurology

Les patients avec apparition précoce de la maladie de Parkinson présentent une forte prévalence de carence en vitamine D, mais leurs concentrations en vitamine D ne semblent pas diminuer au cours de la progression de la maladie, selon cette étude publiée dans l’édition de Mars des Archives of Neurology, l'une des revues du JAMA (Journal of American Medical Association).

La vitamine D est une vitamine liposoluble indispensable à une bonne santé osseuse. Elle facilite l'utilisation efficace du calcium par l'organisme lui même indispensable au bon fonctionnement du système nerveux. L'apport en vitamine D est assuré par le soleil et l'alimentation, en particulier les poissons gras, tels que le saumon, le maquereau et la sardine. La vitamine D est maintenant considérée comme un régulateur d'un certain nombre de processus physiologiques. La carence en vitamine D a déjà été associée à une gamme de troubles cliniques et de maladies chroniques, dont les troubles de l'équilibre, une diminution de la force musculaire, des troubles de l'humeur et cognitifs, des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques et le diabète de types 1 et 2, voire certaines formes de cancer, précisent les auteurs en préambule.


Avec cette étude, cette même carence en vitamine D est également constatée comme plus fréquente chez les patients atteints de la maladie de Parkinson que chez des sujets témoins en bonne santé.

Une diminution de l'insuffisance de vitamine D au fil de la maladie : Le Dr. Marian L. Evatt de l'Emory University School of Medicine et des Atlanta Veterans Affairs Medical Center, et ses collègues ont examiné la prévalence de la carence en vitamine D chez des patients non traités avec Parkinson précoce, diagnostiqué dans les cinq ans suivant l'entrée dans l'étude, dans les échantillons sanguins conservés des patients. Les auteurs constatent une forte prévalence de carence en vitamine D chez 157 participants avec une maladie de Parkinson précoce non traitée. Lors de leur premier contrôle, la plupart des participants de l'étude (69,4%) présentaient une insuffisance en vitamine D et plus d'un quart (26,1%) avaient une carence en vitamine D. Lors de la dernière visite, en fin d'étude, ces pourcentages avaient diminué respectivement à 51,6% et 7%.

"Contrairement à nos attentes, les taux de vitamine D augmentent au cours de la période d'étude," écrivent les auteurs. "Ces résultats sont cohérents avec l'hypothèse d'une insuffisance à long terme présente bien avant les manifestations cliniques de la maladie de Parkinson et facteur de risque dans la pathogenèse de la maladie de Parkinson."

Les auteurs confirment une forte prévalence de carence en vitamine D chez les patients avec développement précoce de la maladie de Parkinson et les niveaux de vitamine D ne diminuent pas avec la progression de la maladie. La carence en vitamine D pourrait donc encourager à terme une surveillance plus étroite des patients sur le risque de maladie précoce de Parkinson.