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PROTHÈSES de HANCHE: Taux d'échec élevés du resurfaçage vs hanche totale

Actualité publiée il y a 7 années 2 mois 1 semaine
The Lancet

Environ 1 resurfaçage de hanche sur 10 femmes opérées échouera à 7 ans, conclut cette vaste étude menée sur près d'un demi-million d'interventions de resurfaçage de la hanche. Des conclusions publiées dans l’édition du 1er octobre du Lancet qui engagent les chirurgiens à repenser cette alternative d’arthroplastie, actuellement encore très pratiquée.

· L’arthroplastie de la hanche est une intervention fréquente, généralement sans danger et efficace. Si l’on a beaucoup publié sur des risques spécifiques liés à certains types de prothèses, en particulier « Métal sur Métal », le risque d’usure à 10 à 15 ans est à prendre en compte systématiquement, et nécessitera une intervention chirurgicale supplémentaire ou chirurgie de révision. Ce type de chirurgie peut être plus délicat et présenter un taux de réussite plus faible.

· Il existe autre technique, appelée resurfaçage de la hanche, utilisée plutôt chez les jeunes adultes (Moins de 55 ans), à densité osseuse élevée. La technique consiste à ôter les surfaces endommagées des os dans l'articulation de la hanche et à les remplacer par une surface métallique. Cette approche est moins invasive et préserve chez le patient une plus grande amplitude de mouvement. Plus l'os est laissé dans l'articulation de la hanche, plus le surfaçage dure –en général- plus longtemps. La différence avec une tige de prothèse classique est donc essentiellement dans la préservation du col, de la tête fémorale et de l’extrémité supérieure du fémur. Le véritable avantage est la possibilité d’une reprise chirurgicale.


Cette étude de cohorte, britannique, menée sur 7 ans, par des chercheurs menée par des chercheurs des universités de Bristol, Plymouth et Exeter, constate, sur 434.560 arthroplasties de la hanche et resurfaçages de la hanche (7,4% des procédures), comprenant 3 types de procédures (resurfaçage métal sur métal, céramique-céramique et métal sur polyéthylène), que le resurfaçage de la hanche,

· chez les femmes aboutit à une durée de survie de l'implant bien inférieure à celle liée au remplacement total de hanche et cela, indépendamment de la taille de l'implant utilisé. Le taux d'échec atteint 1 cas sur 9 dans certains cas.

· Chez les hommes aboutit également à de moins bonnes performances, sauf chez les patients qui ont les os les plus larges (grandes têtes fémorales).

· Le % de révision pour le resurfaçage, 5 ans après la chirurgie initiale est de 8,5% chez les femmes vs 3,6% chez les hommes.

· La taille de l'implant utilisé est un prédicteur indépendant de révision, les petites tailles de tête étant plus susceptibles d'être révisées que les grandes.

Les chercheurs concluent que les taux d'échec dans le resurfaçage de la hanche dépendent de la taille de la tête fémorale et du sexe du patient et vont jusqu'à recommander que le resurfaçage ne soit pas entrepris chez les femmes et l'aptitude au resurfaçage des patients hommes soit évaluée avant toute décision d'intervention. Chez les femmes, les auteurs invoquent les effets de l'ostéoporose. Dans l'ensemble, l'étude suggère que le resurfaçage de la hanche n'offre aucun avantage sur la hanche totale conventionnelle.

Source: The Lancet doi:10.1016/S0140-6736(12)60989-1 online October 2 2012 Failure rates of metal-on-metal hip resurfacings: analysis of data from the National Joint Registry for England and Wales (Visuel “Resurfaçage total de la hanche@e-mémoires de l'Académie Nationale de Chirurgie)

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