34990 membres inscrits Accès abonné revues  Aide   Newsletter    Me connecter
Les Communiqués
 
e-mail :  
mot de passe :
Inscription  |   Parrainage  |  Mot de passe oublié
 
CONNECT : Suivez-nous sur Facebook Suivez-nous sur Twitter SantelogTV Inscription au flux RSS Santélog
 
Rechercher dans les actualités santé log
Rechercher dans
Newsletter
Dico

NEURO: En cas de rejet social, le cerveau libère ses analgésiques


Actualité publiée le 17-10-2013
Molecular Psychiatry

Le système opioïde intervient pour soulager la douleur physique mais aussi pour soulager la douleur sociale, révèle cette étude de l’Université du Michigan Health System qui montre comme le cerveau libère des analgésiques naturels en situation de rejet social. Ces conclusions, qui contribuent à la compréhension de la dépression et de l'anxiété sociale, publiées dans la revue Molecular Psychiatry, et qui confirment combien le lien social est un facteur majeur, nécessaire à notre bien-être.

 

Les scientifiques de l'UM ont utilisé ici l'imagerie cérébrale qui permet de suivre la concentration de substances chimiques dans le cerveau et un modèle de rejet social basé sur la rencontre en ligne. Ils se sont concentrés sur une zone du cerveau comportant le système des récepteurs opioïdes, qui, en cas de douleur physique libère des substances chimiques appelées opioïdes dans l'espace inter-neurones pour amortir les signaux de la douleur.

Dans cette étude, 18 participants adultes ont été invités à voir les photos et les profils personnels fictifs de centaines d'autres adultes sur un site de rencontres, à sélectionner ceux qui les attiraient le plus, puis, une fois « sous » pet scan, ont été informés que les personnes de leur choix, elles, n'étaient pas intéressées. L’imagerie montre alors une libération d'opioïdes, en particulier dans le striatum ventral, l’amygdale, le thalamus et la substance grise périaqueductale, des zones du cerveau impliquées dans la douleur physique. Les chercheurs montrent que les voies du cerveau activées pendant la douleur sociale sont similaires à celles activées en cas de douleur physique. Le système opioïde joue donc double-jeu et est activée de la même manière en cas de rejet social. Si l’on savait déjà que, chez l’animal, les opioïdes sont libérés en cas d’isolement, cela n’avait pas encore jamais été démontré chez l’Homme.

 

La personnalité des participants joue un rôle dans la réponse de leur cerveau au rejet social : Les participants à forte capacité de résilience sont capables de libérer plus d'opiacés en situation de rejet social, en particulier dans l'amygdale, la région du cerveau impliquée dans le traitement des émotions. La libération d'opioïdes a donc un effet protecteur ou d'adaptation.

 

Le système opioïde, un système « à double sens » : En cas d’acceptation sociale, certaines régions du cerveau libèrent également plus opioïdes. Dans cette expérience, c’est le cas lorsqu’une personne sélectionnée par le participant montre (fictivement) un intérêt réciproque pour celui-ci. Cette constatation confirme le double rôle du système opioïde à la fois dans la réduction de la douleur et la promotion du plaisir. Cette étude montre que ce mécanisme à double sens fonctionne aussi dans les relations sociales.

Selon les auteurs, il est possible que les personnes souffrant de dépression ou d'anxiété sociale sont moins capables de libérer des opioïdes pendant les périodes de détresse et ne se rétablissent jamais tout à fait après une expérience sociale négative. De la même manière, ces personnes libèrent moins d'opioïdes en cas d’interactions sociales positives et en retirent donc moins de soutien social.  

 

Vers un traitement de l'anxiété sociale : Les opioïdes mis à part leurs effets addictifs pourraient donc être un traitement efficace de la dépression et l'anxiété sociale. Cette conclusion va dans le sens d’une précédente étude, publiée dans la revue Psychological Science, qui suggérait qu’un type de paracétamol, le Tylenol, pouvait, dans certaines situations, aider aussi à gérer la détresse ou l’anxiété et apaiser la douleur émotionnelle. Il reste donc à développer de tels traitements, mais, dans cette attente, comprendre comment réagit notre cerveau, en cas de douleur sociale, peut contribuer à mieux surmonter ce type de situation. Enfin, c’est une étude de plus qui confirme l’importance vitale du lien social dans les sociétés modernes, une théorie récemment développée dans un ouvrage de neuroscience d’un scientifique de l’UCLA.

 

Source: Molecular Psychiatry doi:10.1038/mp.2013.96 Response of the μ-opioid system to social rejection and acceptance

(Visuel@ University of Michigan « Activation (en orange) du système anti-douleur du cerveau en situation de rejet social)

Lire aussi : NEURO: Pourquoi le lien social est aussi fondamental qu’un toit et de la nourriture


Réagissez à cette actu sur Santé Blog

Cette actualité a été publiée le 17/10/2013 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

Cette actualité est également disponible sur les espaces thématiques suivants :
Neuro
SHARE :
 
Consulter toutes nos actualités
publicités
 
OBÉSITÉ: L'enzyme detox et naturelle qui élimine le glucose
Actualité publiée il y a 2 jours
PSYCHO: Pourquoi les émotions positives ne sont pas toujours positives
Actualité publiée il y a 3 jours
FIBROMYALGIE: La consommation d’alcool réduit le handicap et la douleur
Actualité publiée il y a 3 jours
CANCER du SEIN: 1 sur 2 pourrait être évité par un mode de vie sain après la ménopause
Actualité publiée il y a 4 jours
DMLA: Les promesses des statines pour rétablir l’acuité visuelle
Actualité publiée il y a 2 jours
PARKINSON: Plus de 25 ans avant, les chutes annoncent déjà la maladie
Actualité publiée il y a 5 jours
Journée mondiale de l’ÉPILEPSIE : 4 axes pour une meilleure maîtrise des crises
Actualité publiée hier
PRÉMATURITÉ: La musicothérapie apporte de l'humanité dans les soins
Actualité publiée hier
EXERCICE: Pourquoi sa pratique en routine est bénéfique pour le muscle
Actualité publiée hier
PLAIES CHRONIQUES: Détecter l'infection au chevet du patient
Actualité publiée il y a 2 jours
CANCER du SEIN: La méditation pour réduire le stress de la biopsie
Actualité publiée hier
ALZHEIMER: L'effet neuroprotecteur de certains antihypertenseurs
Actualité publiée hier
DOULEUR CHRONIQUE: La méditation réduit de 20% les niveaux de douleur
Actualité publiée il y a 3 jours
DIAGNOSTIC: Le test sanguin universel capable de détecter plusieurs types de cancer
Actualité publiée il y a 4 jours
TABAGISME: L'interdire dans les lieux publics réduit bien les méfaits du tabagisme passif
Actualité publiée il y a 4 jours
ALZHEIMER: Perte de poids importante à l'âge mûr, marqueur précoce de démence?
Actualité publiée il y a 4 jours
Syndrome du CÔLON IRRITABLE et déficit en vitamine D
Actualité publiée le 06-02-2016
MICROBIOTE: Quand nos bactéries se battent pour notre santé
Actualité publiée le 06-02-2016
Maladie de CROHN : Traitements, réponse du microbiote et dysbiose intestinale
Actualité publiée le 06-02-2016
ALIMENTATION: Les fibres c'est bien, varier leurs sources, c'est mieux
Actualité publiée le 06-02-2016
VITAMINE D : Elle prolonge la rémission dans la maladie de Crohn
Actualité publiée le 06-02-2016
VIEILLISSEMENT: Protéger notre intestin protège notre immunité
Actualité publiée le 06-02-2016
OBÉSITÉ : Un supplément à base de fibres, pour garder un poids de santé
Actualité publiée le 06-02-2016
OBÉSITÉ: Trop de fructose durant la grossesse déprogramme le métabolisme fœtal
Actualité publiée il y a 5 jours
CRISE CARDIAQUE: Risque, survie et récupération, tout est dans la forme physique!
Actualité publiée il y a 5 jours
CANCER COLORECTAL: Sting, une protéine clé de la réponse anti-tumorale
Actualité publiée il y a 5 jours
HORLOGE BIOLOGIQUE: Et si on écoutait un peu nos gènes ?
Actualité publiée il y a 6 jours
DIABÈTE: Une heure passée assis de trop, c’est 20% de risque en plus
Actualité publiée il y a 6 jours
OBÉSITÉ INFANTILE: Un petit déjeuner protéiné modère l'apport calorique de la journée
Actualité publiée il y a 6 jours
ALLAITEMENT: Le microbiome du lait maternel détermine le microbiote de l'enfant
Actualité publiée il y a 6 jours
Consulter toutes nos actualités
 
 
  KauriWeb

Afficher toutes les thématiques