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ALCOOL: Boire ou bien dormir, il faut choisir

Actualité publiée il y a 4 années 6 mois 3 jours
Alcoholism: Clinical & Experimental Research

Consommer de l’alcool avant d’aller se coucher, perturbe le sommeil et, au réveil, risque bien de diminuer les capacités neurocognitives et le bien-être. Car si pour les personnes qui boivent avant de dormir, l’alcool agit bien comme un sédatif, il est ensuite rapidement associé à la perturbation du sommeil. Ces conclusions, obtenues à l’EEG, viennent d’être présentées dans la revue Alcoholism: Clinical & Experimental Research.

Car l'observation de l'activité cérébrale mesurée par électro-encéphalogramme montre que l'alcool avant l'endormissement provoque une augmentation initiale de la puissance des ondes alpha lentes, mais aussi une augmentation de ces ondes alpha dans la zone frontale déjà associée avec une perturbation du sommeil.


Les propriétés sédatives de l'alcool sont mieux connues et prises en compte par les consommateurs que la perturbation du sommeil qui se produit plus tard dans la nuit, relève Christian L. Nicholas, chercheur au Laboratoire de recherche sur le sommeil de l'Université de Melbourne, auteur principal de l'étude. Son étude, menée avec 24 jeunes participants (12 femmes, 12 hommes), en bonne santé, âgés de 18 à 21 ans, consommateurs « sociaux » d'alcool, soit de moins de 7 verres par semaine, montre que l'alcool, consommé avant l'endormissement, augmente bien la puissance des ondes lentes dans la zone frontale, durant les phases de sommeil qui précèdent le sommeil paradoxal.

Il perturbe le sommeil, l'apprentissage et la mémoire : Ces augmentations de l'activité « alpha-delta », déjà associées à une mauvaise qualité de sommeil, à un sommeil non réparateur et à des fonctions cognitives réduites dans la journée, sont également observées chez les personnes souffrant de douleurs chroniques. Un sommeil régulièrement perturbé par la consommation d'alcool, en particulier sur de longues périodes de temps, pourrait avoir des effets néfastes sur le bien-être et la fonction neurocognitive dont les processus d'apprentissage et de mémoire.

Le message à retenir : l'alcool n'est pas un facilitateur de sommeil, même s'il aide à court terme à l'endormissement. A long terme, la qualité du sommeil est considérablement perturbée.

Ce n'est pas la première étude à en faire la démonstration*.

Source: Alcoholism: Clinical & Experimental Research 16 JAN 2015 DOI: 10.1111/acer.12621 The Acute Effects of Alcohol on Sleep Electroencephalogram Power Spectra in Late Adolescence

*Lire aussi : ALCOOL: Il chamboule l'équilibre du sommeil

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