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ALIMENTATION: L'important ce n'est pas ce que l'on mange, c'est quand on le mange

Actualité publiée il y a 6 années 7 mois 1 semaine
FASEB Journal

Tout le "régime" serait dans le timing. Encore une "histoire" d’horloge biologique. Cette étude, sur la souris, menée par des chercheurs de l’Hebrew University of Jerusalem suggère que l’important ce n'est pas ce que l’on mange, c’est (aussi) quand on le mange. Manger tous les jours permettrait ainsi de brûler plus d’énergie? Réponse dans l’édition d’août de la revue de la Federation of American Societies for Experimental Biology (Faseb Journal) qui confirme néanmoins que dans le cas d’un régime riche en graisses, le timing ne changera pas grand-chose à l’affaire.

Les chercheurs de l'Hebrew University of Jerusalem ont évalué l'effet de l'horloge biologique sur le métabolisme puis donc sur la graisse corporelle. Durant 18 semaines, ils ont nourri un groupe de souris avec un régime riche en matières grasses, dont 42% des calories provenaient de graisses, auquel elles n'avaient accès qu'à certains moments de la journée, un groupe de souris avec un régime riche en matières grasses avec accès illimité et un groupe avec un régime allégé en graisses avec accès illimité.


Accès limité à un régime gras vs accès illimité à un régime allégé : Le résultat surprenant est que les souris du groupe riche en graisses avec accès limité ont pris moins de poids (-12%) et ont un taux de cholestérol moindre (de 21%) que les souris à régime allégé avec accès illimité. Et cela même, alors que les chercheurs constatent que ces deux groupes de souris ont absorbé la même quantité de calories. Mais ces 2 groupes ont néanmoins pris du poids.

Accès limité vs illimité à un régime riche en graisses : Les chercheurs constatent aussi que, comparativement aux souris ayant libre accès aux aliments riches en graisses, celles y ayant un accès limité avaient, au but de 18 semaines, un poids corporel inférieur de 18% et un taux de cholestérol inférieur de 30%. Ces souris avaient également amélioré leur sensibilité à l'insuline, ce qui suggère qu'elles pourraient mieux réguler leur glycémie. Les chercheurs observent également une modification de l'expression de certains gènes impliqués dans la régulation de l'horloge biologique.

L'interprétation des auteurs est qu'il serait possible d'éduquer son métabolisme. En consommant 3 repas à la même heure chaque jour, le métabolisme apprend à mieux travailler pour mieux brûler la graisse. Cette expérience sur l'animal confirme aussi –ce qui a déjà été démontré par de nombreuses études- que perturber l'horloge biologique ou rythme circadien augmente le risque d'obésité et de troubles métaboliques tels que le diabète. Le strict respect des horaires des repas –un des bénéfices du modèle alimentaire français- peut donc contribuer à prévenir l'obésité et corriger, dans une certaine mesure, les effets néfastes d'une alimentation (trop) riche en matières grasses.

Source: The FASEB Journal doi: 10.1096/fj.12-208868 Timed high-fat diet resets circadian metabolism and prevents obesity (Vignette NHS, visuel © yanlev - Fotolia.com)

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