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CANCER du SEIN: Ce nouvel implant mammaire empêche la récidive du cancer

Actualité publiée il y a 6 années 8 mois 3 semaines
Nanotechnology

Ce revêtement de picots nanométriques empêchera les cellules cancéreuses d’accéder aux éléments nutritifs dont elles ont besoin pour prospérer. Ces chercheurs de l'Université Brown l’ont conçu, à partir d'un polymère approuvé par la FDA, pour un implant mammaire qui repoussera ainsi les cellules du cancer du sein. Cet implant modifié à l'échelle nanométrique à la fois entraîne une diminution de l'architecture des vaisseaux sanguins dont les tumeurs du cancer du sein dépendent et attire les cellules mammaires saines. Une innovation astucieuse, cofinancée par les NIH, à paraître dans la revue Nanotechnology.

Une femme sur 8 développera un cancer du sein. Parmi ces femmes, nombreuses celles qui devront subir une chirurgie puis une reconstruction mammaire avec un recours aux implants. Alors que la récidive du cancer concerne environ une femme sur 5 diagnostiquées, selon l'American Cancer Society, cette innovation permettra très certainement de réduire ce risque de rechute.


Ce nouveau matériau pourra-t-il y parvenir ? C'est ce qu'indique ce nouveau rapport d'étude qui suggère des progrès prometteurs. La surface de picots à l'échelle nanométrique, soit 1/50.000e de la largeur d'un cheveu humain va dissuader les cellules cancéreuses de s'y loger et d'y prospérer. Fabriqué sur un polymère approuvé par la FDA, cet implant est le premier du genre, basé sur des données scientifiques, sur le principe d'une réduction de l'architecture des vaisseaux sanguins. «Nous avons créé cette surface d'implant avec des caractéristiques qui peuvent a minima réduire l'activité des fonctions cellulaires cancéreuses sans recours aux agents chimiothérapeutiques ou à la radiothérapie», confirme Thomas Webster, professeur agrégé de génie et auteur correspondant. «C'est une surface hospitalière aux cellules mammaires saines et inhospitalières aux cellules cancéreuses ».

Le résultat est là. Au départ l'équipe du Pr Webster a travaillé à la modification de surfaces d'implants divers pour favoriser la régénération des os, du cartilage, de la peau, et d'autres types de cellules. Cherchant à remodeler un implant destiné à la reconstruction mammaire qui ne ferait pas qu'attirer des cellules saines, mais parviendrait à repousser la récidive l'équipe a créé sur une plaque de verre une surface comportant des billes de polystyrène de 23 nanomètres de diamètre et de l'acide poly-lactique-co-glycolique (PLGA), un polymère biodégradable approuvé par la FDA et largement utilisé en milieu clinique, pour les points de suture par exemple.

Les tests confirment : Dans les tests de laboratoire, après un jour, les surfaces de picots de 23 nanomètres montrent une diminution de 15% de la production d'une protéine, VEGF (ou Vascular Endothelial Growth Factor), facteur de croissance des cellules cancéreuses par rapport à une surface d'implant sans modification de surface. Les picots de diamètres s'avèrent les plus efficaces, après tests sur d'autres types de surface. Le Pr Webster l'explique par la rigidité des cellules malignes du sein, qui sont alors incapables de s'enrouler autour des contours arrondis et privées de la capacité d'ingérer les nutriments essentiels à leur vie qui imprègnent la surface. « Des picots de surface inférieurs à 23 nanomètres seraient encore mieux », ajoute le chercheur, bien que des billes de polystyrène de telles dimensions n'existent pas encore. Un bel exemple des nanotechnologies appliquées à la médecine.

Source: Brown University « Bed-of-nails breast implant deters cancer cells” –Nanotechnology in press

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