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ÉMOTIONNALITÉ ALIMENTAIRE: Les femmes mangent mal sous le coup de l'émotion

Actualité publiée il y a 5 années 5 mois 1 semaine
The Journal of Nutrition

Lorsque je me sens seul(e), je me console en mangeant. On sait que les facteurs psychologiques peuvent influer sur la consommation alimentaire, mais jusqu’à quel point et de quelle manière ? Cette équipe de l’Inserm qui coordonne l’étude NutriNet-Santé, montre que manger sous le coup de l’émotion est associé à une plus forte consommation d’aliments de snacking riches en calories, en particulier d’aliments gras et sucrés. Ses conclusions, présentées dans le Journal of Nutrition, révèlent l’importance des effets de l’émotion, chez les femmes, et encore plus en cas de symptômes dépressifs.

Ce comportement de suralimentation d'aliments caloriques fréquemment observé et particulièrement chez les femmes et chez les personnes présentant des symptômes dépressifs peut mener au surpoids et à l'obésité, avait déjà démontré l'équipe, à partir des données de la cohorte NutriNet-Santé. On rappellera également cette étude publiée en janvier 2013 dans l'American Psychological Association et Consumer Reports Magazine® qui révèle à quel point l'alimentation émotionnelle est un facteur de prise de poids comme un obstacle à la perte de poids.


Cette nouvelle étude apporte une donnée sur les aliments consommés par les personnes qui ont tendance à manger sous le coup de l'émotion et sur les différences de comportement alimentaire entre les hommes et les femmes. Menée sur 30.240 adultes participant à l'étude NutriNet-Santé ayant répondu à au moins 6 enquêtes alimentaires, l'analyse a pu mesurer la tendance à manger sous le coup d'émotions négatives.

Manger pour compenser : Quand je me sens triste ou lorsque je me sens seul(e), je me console en mangeant sont ainsi des affirmations avec lesquelles les personnes présentant des symptômes dépressifs ont plutôt tendance à être en phase.

· Ainsi, une forte émotionnalité alimentaire est retrouvée chez 60% des participants présentant des symptômes dépressifs vs 44 % chez ceux qui n'en présentent pas.

· L'émotionnalité alimentaire est associée à une forte consommation d'aliments riches en calories, gras et sucrés tels que les gâteaux, biscuits, pâtisseries et le chocolat.

· Chez les femmes, une association est retrouvée entre émotionnalité et consommation d'aliments de

snacking, mais la corrélation est plus forte chez celles avec symptômes dépressifs.

· Ainsi, le risque est 1,8 fois plus élevé chez les femmes présentant cette émotionnalité alimentaire

· Chez les hommes, cette association (risque > de 30%) est également observée, mais en l'absence de symptômes dépressifs.

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