Vous recherchez une actualité
Actualités

Faut-il interdire la cigarette en voiture? L'appel des médecins britanniques

Actualité publiée il y a 9 années 1 semaine 4 jours
British Medical Association (BMA)

Ces médecins du Comité scientifique de l'Association médicale britannique (BMA) réclament une interdiction du gouvernement de fumer en voiture. Alors que la fumée de tabac contient 4.000 substances chimiques connues, ces scientifiques britanniques mettent en avant une exposition 23 plus élevée au tabagisme passif en voiture que dans un bar enfumé et veulent protéger enfants et personnes âgées. Une telle interdiction, actuellement formulée par un projet de loi, serait pour l’association de médecins britanniques une «étape audacieuse et courageuse ». Car on estime que 30% des fumeurs fument dans leurs véhicules et que 26% des adultes non-fumeurs sont exposés à la fumée secondaire dans les véhicules.

Dans ce document d'information, la BMA soutient qu'il existe des preuves solides que le tabagisme dans les voitures expose les non-fumeurs à des niveaux élevés de fumée secondaire avec environ 23 fois plus de toxines que dans un bar enfumé. Ce rapport souligne également le risque de blessures et de décès par accidents de la circulation en raison de la distraction procurée par la cigarette pendant la conduite. Au Royaume-Uni, la publication de ce document coïncide avec un projet de loi d'initiative parlementaire demandant l'interdiction de fumer dans les véhicules privés lorsque les enfants sont présents.


Le tabagisme passif est une préoccupation majeure de santé publique. La BMA met en avant les décès, chaque année au Royaume-Uni de 4.000 personnes, liés au tabagisme passif. Sur les 4.000 substances chimiques connues du tabac, 69 sont des cancérigènes connus ou probables. La fumée « secondaire » compose de deux flux, celle de la fumée exhalée par le fumeur et celle venant de la combustion des produits du tabac, qui contient donc plusieurs classes majeures d'agents cancérogènes connus ainsi que des toxines et des substances irritantes.

La BMA rappelle aussi que les enfants sont plus sensibles aux effets nocifs de la fumée secondaire, car ils respirent plus rapidement, absorbent davantage de polluants en raison de leur taille, ont un système immunitaire moins développé et sont plus vulnérables aux mutations cellulaires. Les enfants n'ont donc pas les défenses nécessaires pour faire face aux méfaits de la fumée secondaire. Et les tout petits ? Des preuves scientifiques suggèrent que le tabagisme passif augmente le risque de mort subite du nourrisson, les infections des voies respiratoires, les maladies de l'oreille, et autres altérations de la fonction pulmonaire, avec pour exemple l'asthme.

Une forte concentration en toxines et qui persiste : La recherche a confirmé que le tabagisme en voiture, expose les non-fumeurs à des niveaux élevés de fumée, en raison de l'espace restreint et de la concentration de toxines 23 fois supérieure dans un véhicule à celle d'un bar enfumé. Les voitures sont donc une source importante d'exposition à la fumée pour les enfants comme les adultes. On estime que 30% des fumeurs fument dans leurs véhicules et que plus de la moitié de tous les trajets effectués par les enfants de moins de 16 se font en véhicule privé. Ainsi, plus de la moitié des 8-15 ans seraient exposés à la fumée de cigarette dans un véhicule.

L'interdiction de fumer dans tous les véhicules privés serait la mesure la plus simple et la plus facilement applicables. Car on pourrait aussi imaginer de restreindre cette interdiction qu'en cas de présence d'enfants. Par ailleurs, il y a rémanence de toxines dans la voiture, bien après la cigarette.

Fumer au volant est, quoiqu'il en soit, un risque pour la sécurité routière. La BMA cite ici 4 études associant le risque de collisions et les habitudes tabagiques. Fumer est aussi une distraction lorsque l'on conduit…

Source: British Medical Association board of science November 2011 Smoking in vehicles.

Lire aussi: Sécurité routière: Le CANNABIS double le risque d'accident mortel

SÉCURITÉ ROUTIÈRE: L'accident, une fois sur 10, c'est le téléphone au volant -

Autres actualités sur le même thème