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INFERTILITÉ masculine: Trop de graisses alimentaires, alors sperme déficitaire

Actualité publiée il y a 6 années 9 mois 1 semaine
Human Reproduction

Nombre réduit de spermatozoïdes et concentration à la baisse de 40%. Une qualité du sperme réduite, voilà ce qui peut se produire avec un régime trop riche en graisses selon les conclusions de cette étude publiée dans l’édition du 13 mars de Human Reproduction, la revue de l’European Society of Human Reproduction and Embryology.

C'est une petite étude, menée par des chercheurs du Massachusetts General Hospital et de la Harvard Medical School, qui a porté sur 99 hommes américains chez qui elle constate une association élevée entre les apports en lipides et un nombre et une concentration inférieurs de spermatozoïdes. Si de précédentes études ont déjà examiné le lien entre l'indice de masse corporelle (IMC) et la qualité du sperme, avec d'ailleurs des résultats mitigés, le rôle possible des graisses alimentaires sur la fertilité masculine n'avait jamais été étudié. Les chercheurs ont interrogé les participants, de décembre 2006 à août 2010, sur leur régime alimentaire, analysé des échantillons de leur sperme et mesuré les niveaux d'acides gras dans le plasma séminal du sperme. Les participants étaient divisés en 3 groupes en fonction de la quantité d'acides gras consommés. Les auteurs rappellent la définition de l'OMS de la norme du nombre total de spermatozoïdes et de la concentration: le nombre total de spermatozoïdes dans l'éjaculat devrait être d'au moins 39 millions, la concentration de spermatozoïdes devrait être d'au moins 15 millions par ml.


Trop de graisses alimentaires entrainent un sperme « déficitaire » : Les participants à consommation de graisses la plus élevée présentent un nombre de spermatozoïdes réduit de 43% et une concentration du sperme réduite de 38% vs les participants à plus faible consommation de graisses.

L'effet dépend des types d'acides gras consommés :

· L'étude révèle que la relation entre les graisses alimentaires et la qualité du sperme est essentiellement associée à la consommation de graisses saturées. Les hommes qui consomment les graisses les plus saturées ont un déficit de 35% du nombre total de spermatozoïdes et de 38% de concentration de spermatozoïdes que les hommes qui en consomment le moins.

· Les chercheurs constatent aussi que les hommes qui consomment plus d'acides gras oméga-3 polyinsaturés (présent en particulier dans les huiles de poissons et de plantes) ont une meilleure qualité de sperme que les hommes qui en consomment moins (1,9% de sperme en plus).

L'effet sur le sperme est réversible avec une restriction des acides gras saturés : L'auteur principal, le Pr Jill Attaman, chercheur en endocrinologie de la reproduction et de l'infertilité au Massachusetts General Hospital et professeur d'obstétrique, de gynécologie et de biologie de la reproduction à la Harvard Medical School précise: "Si les hommes modifient leur régime alimentaire en réduisant leurs apports de graisses saturées et en augmentant leurs apports en oméga-3, l'effet est alors une amélioration de la santé générale comme de la santé reproductive ».

"L'ampleur de l'association est tout à fait spectaculaire et implique des efforts de prévention pour limiter la consommation de graisses saturées», conclut le Pr Attaman.

Les chercheurs avertissent qu'il s'agit d'une petite étude, et que ses résultats doivent être confirmés par d'autres recherches afin de pouvoir préciser le rôle joué par les graisses sur la fertilité des hommes. Ils continuent d'étudier l'influence des facteurs alimentaires et du mode de vie sur la fertilité des hommes et des femmes.

Source : Human Reproduction doi:10.1093/humrep/des065 March 13, 2012 "Dietary fat and semen quality among men attending a fertility clinic"

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