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Le virus de SCHMALLENBERG identifié dans 6 départements du Nord de la France

Actualité publiée il y a 7 années 8 mois 4 semaines
Ministère de l'Agriculture

13 exploitations seraient touchées en France, au 27 janvier, selon le communiqué du Ministère de l’Agriculture par le nouveau virus de Schmallenberg détecté pour la première fois en novembre 2011 en Allemagne, puis aux Pays bas et en Belgique, touchant les bovins et les petits ruminants, provoquant chez ces animaux jusqu’à des malformations fœtales. Le virus vient d’être détecté sur des agneaux d’exploitations situées dans 6 départements du Nord de la France (52, 54, 57, 62, 76, 80).

Alors que le Ministère de l'Agriculture informe dans son communiqué que ce « virus de la famille des orthobunyavirus, « n'affecte que les ruminants », l'European Centre of Disease Control (ECDC), l'organisme de surveillance européen, dans son dernier point épidémiologique du 27 janvier, parle d'un risque très faible d'infection humaine mais précise, qu'en l'état actuel des connaissances, ce risque ne peut être exclus. En effet, à cette même famille de virus, appartiennent certains virus qui peuvent, pour certains, être dangereux pour l'Homme. Friedrich Loeffler Institute (FLI) qui travaille sur le développement d'un diagnostic sérologique, précise ainsi, dans son rapport de décembre dernier que parmi les virus de la famille des Bunyaviridae, classés en 5 genres, Orthobunyavirus, hantavirus, Nairovirus, Phlebovirus et tospovirus, certains sont connus pour leurs effets sur l'Homme, comme le virus Oropouche (Genre Orthobunyavirus), le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (genre Nairovirus), le virus de la fièvre de la vallée du Rift (Vignette) … Au moins 30 virus de la famille seraient ainsi associés à des maladies humaines.


Le Nord de la France avait été indiqué comme une des zones de risque par le Ministère britannique de l'agriculture, il y a 48 heures alors que seulement 2 cas étaient détectés sur le territoire français, Ces zones de risque sont définies à partir des migrations de moucherons provenant des côtes de Belgique et des Pays-Bas où ont été identifiés les premiers foyers. Le Ministère de l'Agriculture français prévoit que les zones de risque sont l'Alsace, la Lorraine, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Champagne Ardennes.

Dès l'apparition du virus, la DGAL a activé une surveillance spécifique, au travers de la plate-forme nationale d'épidémio-surveillance en santé animale, pour détecter le plus précocement possible l'arrivée de la maladie en France. Les animaux malades des élevages concernés ont été pris en charge par le vétérinaire de l'exploitation et les services départementaux. Le Ministère de l'agriculture français informe que les experts scientifiques, les vétérinaires et les laboratoires pharmaceutiques du Réseau français pour la santé animale (RFSA) ont été chargés de mettre au point dans les meilleurs délais un test sérologique et un vaccin adapté. Cependant l'ECDC confirme que le diagnostic du virus n'est pas abouti en Europe et que la connaissance de ce virus reste encore extrêmement limitée.

Cependant, à ce jour, aucune restriction sur les échanges de bétail ou de produits de la viande d'élevage n'a été mise en place. Les éleveurs de ruminants dont les animaux présentent des symptômes sont appelés à maintenir les animaux malades à l'intérieur des bâtiments d'élevage et à contacter leur vétérinaire.

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