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Virus SCHMALLENBERG: L'UE juge inutile toute mesure commerciale restrictive

Actualité publiée il y a 6 années 10 mois 2 semaines
Commission Européenne

L'UE considère que des mesures restrictives contre les exportations des ruminants (bovins, ovins et caprins) et de l’ensemble de leurs sous-produits ne sont pas justifiées, en l’état des données disponibles. C’est la conclusion de cette note de la Commission européenne du 25 janvier, qui présente aussi un état des lieux synthétique des données sur la diffusion du virus de Schmallenberg. Pas de restriction commerciale, précise l’UE : - Aucune des infections et des maladies causées par des virus de ce sérogroupe n’étant incluses dans la liste des maladies soumises à notification ou des normes internationales sur le commerce établies par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), - les données disponibles suggérant que l'infection par le virus Schmallenberg ne mérite pas une approche différente que celle adoptée pour la maladie d’Akabane (même sérogroupe et pas de transmission à l’Homme constatée),

l'UE n'appliquera pas de restrictions commerciales en relation avec le virus Schmallenberg sur les échanges concernant les animaux vivants, leur viande, leur lait ou leurs autres sous-produits car la Commission européenne n'estime pas, en l'état des données disponibles, que ces produits présentent un risque de transmission. L'UE précise donc que des mesures restrictives contre les exportations de l'UE sur l'ensemble de ces produits ne sont pas justifiées. Les dernières infos sur l'infection au virus de Schmallenberg : - Où circule le virus ? La note rappelle que la circulation de ce virus, jusqu'alors inconnu, a été rapportée pour la première fois en novembre 2011 et est aujourd'hui constatée chez les ruminants (bovins, ovins et caprins) en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni. Selon le communiqué du 27 janvier du Ministère de l'Agriculture français, le virus de Schmallenberg a été identifié dans 13 exploitations françaises et 6 départements du Nord. - Ce virus nommé "Schmallenberg": Les informations aujourd'hui disponibles sur le génome du virus suggère que ce virus fait partie du sérogroupe Simbu de la famille des Bunyaviridae, genre Orthobunyavirus. Les 3 segments du génome du virus sont génétiquement similaires à 3 virus du sérogroupe Simbu nommés Shamonda, Aino et Akabane. Ce groupe de virus est principalement présents chez les ruminants d'Asie, d'Australie, d'Afrique et au Moyen-Orient (Israël). Les virus de ce sérogroupe Simbu n'avaient jamais, jusque-là, été isolés en Europe. - Quel mode de circulation et de transmission ? Les virus du sérogroupe Simbu sont principalement transmis par les moustiques ou les moucherons sans transmission directe inter-animaux hors transmission transplacentaire. La propagation de l'infection a donc été (provisoirement) liée aux migrations naturelles des insectes à partir des zones infectées. - Quels effets sur l'animal ? L'infection au virus Schmallenberg est associée à des symptômes transitoires non spécifiques chez les bovins adultes (fièvre, diarrhée et rendement en lait réduit) et à des malformations congénitales (cou tordu, hydrocéphalie, hypoplasie du cerveau, scoliose, arthrogrypose ou raideurs articulaires : Voir visuel) du nouveau-né. Ces malformations ont été constatées principalement sur des des agneaux mais un premier cas de malformation bovine vient d'être déclaré en Belgique. - Quels effets sur l'Homme ? Il n'existe aujourd'hui aucune preuve que le virus puisse causer une maladie chez les humains mais aucune preuve non plus qu'il soit totalement inoffensi pour l'Homme ou non transmissible à l'Homme. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) qui a réalisé dès décembre une première évaluation sur les risques du virus indique, dans son dernier communiqué qu' «il est peu probable que ce nouveau virus puisse causer des maladies chez - Quel diagnostic possible ? Le virus Schmallenberg peut être détecté par analyse RT-PCR (reverse transcriptasepolymerase chain reaction), mais à cette heure, l'UE confirme qu'il n'existe pas de tes sérologique disponible pour des essais à grande échelle. - Un vaccin ? Aucun vaccin n'est actuellement disponible. - Quelle surveillance ? Les Etats membres de l'UE déclarent les avortements, les morti-naissances ou les malformations congénitales chez les ruminants, ce qui permettra de centraliser les données nécessaires pour comprendre la pathogenèse et l'épidémiologie de l'infection. Les premières données disponibles suggèrent que cette infection est semblable aux autres infections causées par des membres du sérogroupe Simbu, comme l'Akabane. L'European Food Safety Authority (EFSA), l'ECDC et plusieurs laboratoires et d'experts des États membres de l'UE dont, en France, l'Anses et le Réseau français pour la santé animale (RFSA) ont lancé des études.

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